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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

« La milicienne ». Photo: Korda, Alberto

Histoire d'Idolka Sanchez, le visage de la milicienne immortalisée par l’objectif de Korda en 1962. Tout comme elle, des millions de femmes ont été les protagonistes de la révolution cubaine.

Par Alejandra Garcia Elizalde 

Le 6 mars 2019

 

PARMI la foule de ce 1er mai 1962, un jeune photographe fut attiré par le visage encore adolescent d'Idolka Sanchez alors qu'elle défilait devant le mémorial José Marti, à La Havane.

 

Idolka, l'une des quelque 2 000 miliciennes du bataillon féminin « Lidia Doce », le vit s’approcher, l’appareil photo à la main. Rien d’autre ne semblait l’intéresser, comme s'il l'avait vue de loin et ne voulait pas la laisser partir sans se saisir de son image. Il la choisit.

 

« Remonte la mitraillette ! », lui demanda cet homme dont elle avait à peine entendu le nom : Korda, celui-là même qui, en mars 1960, avait immortalisé le visage du Che avec sa chevelure au vent, lors de l'enterrement des victimes de l'attentat terroriste du navire à vapeur La Coubre. L'ordre fut suivi de quelques clics de sa caméra et, quelques secondes plus tard, il avait disparu.

 

Elle avait déjà oublié l'incident, lorsqu’il revint le matin même. Korda voulut faire deux nouvelles prises. Il ne voulait pas capturer seulement un visage ou une image. Il cherchait un symbole, et il le trouva. Le lendemain, la photo traversa l’Île d'un bout à l'autre sur la couverture du journal Revolucion.

 

« J’ai ressenti une émotion indescriptible. Ce n'était pas de la vanité, mais une gratitude éternelle. Je n'ai jamais pensé à la transcendance de cette image », a déclaré Idolka Sanchez Moreno à Granma International.

[…]

 

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