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El Diablo

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

REMARQUES SUR LES MÉDIAS

Par Philippe Arnaud

 

Le 10 mars 2019

Chers tous,

Nous en sommes aujourd'hui au troisième jour de la panne géante d'électricité qui affecte le Venezuela. Et les journalistes qui commentent la nouvelle (comme Thomas Sotto au journal télévisé de France 2), rapportent que le président Nicolas Maduro attribue cette panne à un sabotage des États-Unis. Mais :

1. En précisant, dès le départ, que cette attribution émane du président Maduro, ils incitent subrepticement une opinion publique française déjà prévenue contre le gouvernement bolivarien à mettre en doute la déclaration de Maduro, à la présenter comme de la propagande d'un régime "dictatorial", qui cherche à camoufler son "incapacité" et ses "négligences" en accusant les autres de complot (les guillemets sont de moi, Ph. A.) .

2. En disant, tout de suite après, que le gouvernement américain nie toute responsabilité dans cette panne. Même si on peut - eu égard à ses actions passées - mettre en doute les affirmations du gouvernement américain, le fait que cette assertion vienne après celle de Nicolas Maduro lui confère psychologiquement un avantage, comme tout ce qui, dans une discussion, dans un débat, est énoncé en dernier.

3. En omettant toutes les manœuvres hostiles des Américains depuis l'avènement de la République bolivarienne depuis 2000 : soutien au coup d’État contre Hugo Chavez du 11 avril 2002, accueil des putschistes, approbation de la grève de PDVSA (l'entreprise pétrolière du Venezuela), mise en doute des conditions démocratiques des scrutins remportés par Hugo Chavez, adoption, depuis 2013, d'une rafale de mesures financières, juridiques et économiques pour étrangler le Venezuela. [La longue liste de ces sanctions a été dressée par Romain Migus le 23 février dernier].

4. En omettant de rappeler toutes les actions de déstabilisation des États-Unis, depuis 1945, contre des régimes qui leur déplaisaient. Et là, comment ne pas penser d'abord au Chili de Salvador Allende, au cours des trois ans qui, de 1970 à 1973, précédèrent le coup d’État de Pinochet contre le gouvernement d'Unité Populaire ? Par exemple le refus de livrer des pièces détachées au Chili, ou le soutien de la CIA aux camionneurs en grève, ou aux mineurs de cuivre d'El Teniente, etc. Toutes actions qui désorganisèrent le pays et excitèrent les classes moyennes contre l'U.P.

5. En omettant de signaler une des premières en date de ces déstabilisations, celle qui fut menée contre le gouvernement du Premier ministre iranien Mohamed Mossadegh en août 1953, par les Britanniques et les Américains : inondation du marché du pétrole pour faire baisser les recettes de vente du pétrole iranien, corruption d'officiers de l'armée iranienne, diffusion de fausses nouvelles dans les journaux, agents provocateurs dans les manifestations, etc. 

[Au Chili en 1972-73, comme en Iran en 1953, comme au Venezuela de 1999 à 2019, on a les mêmes ingrédients : déstabilisation économique et financière, organisation de manifestations et/ou de grèves, fausses nouvelles (amplifiées par Internet de nos jours), sabotages, assassinats.]

6. En omettant aussi de signaler que la Russie est un important fournisseur d'armes du Venezuela (arme antichar RPG-7V, blindés T-72, BMP et BTR, mortiers de 120 mm, canons automoteurs de 152 mm, lance-roquettes à tubes multiples, systèmes de défense anti-aérienne, hélicoptères de combat Mi-35, Mi-17 et Mi-26, chasseurs-bombardiers SU-30) et que la Chine a beaucoup investi et beaucoup prêté au Venezuela. Il y a là un risque d'implantation (y compris militaire) de ces deux puissances non loin des États-Unis, qui peut largement expliquer la volonté de renversement du gouvernement Maduro de la part des Américains.

Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, corrections et critiques.

Bien à vous

Philippe Arnaud

Amis du Monde diplomatique de Tours

 

Le 11 Mars 2019

 

Je continue sur le Venezuela ce que j'avais entamé hier.

 

1. Hier dimanche, précisément, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, était invitée de l'émission "Questions politiques" sur France Inter, où elle était questionnée - entre autres - par Ali Baddou. Interrogée par ce dernier, qui s'étonnait du manque de réactions de la France vis-à-vis de la situation en Algérie, Nathalie Loiseau répondait : "Mais est-ce que c'est à nous de faire de la politique en Algérie ?" et Ali Baddou lui répliquait : "Pourquoi faites-vous de la politique au Venezuela, Nathalie Loiseau ?". Et celle-ci répondait : "Au Venezuela, il y a quatre millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays. C'est une crise internationale, aujourd'hui, au Venezuela, quand on essaye d'amener de l'aide humanitaire, au Venezuela, où les gens vont tellement mal qu'il n'y a plus d'électricité et que les hôpitaux...[Ici Ali Baddou l'a interrompue et elle n'est pas allée plus loin].

 

2. Nathalie Loiseau reprend la version de Juan Guaido, le président autoproclamé du Venezuela (comme son prédécesseur Pedro Carmona, président de Fedecamaras, le Medef local, lors du putsch manqué d'avril 2002 contre Hugo Chavez), ainsi que du gouvernement Trump et de tous les journaux de droite vénézuéliens, américains et européens, selon lesquels la panne d'électricité est due à la mauvaise gestion, à l'incompétence, à l'incurie, au laisser aller du gouvernement bolivarien (toutes tares imputables (évidemment...), à son caractère "socialiste"...). On ne fera pas grief à Nathalie Loiseau de ne pas tout connaître. Mais elle aurait au moins pu entendre parler du virus informatique Stuxnet (peut-être développé par la NSA et par des informaticiens israéliens) qui, au début des années 2010, s'était attaqué aux centrifugeuses iraniennes d'enrichissement d'uranium.

 

Or, quand on consulte sur Wikipedia ce qu'est ce virus, on voit qu'il a vocation à s'attaquer à des automates programmables (certes de marque Siemens) utilisés également par des centrales hydro-électriques, par des postes de distribution d'eau potable ou par des oléoducs. [C'est moi - Ph. A. - qui souligne en gras]. C'est-à-dire s'attaquer à nombre de points stratégiques et vulnérables du Venezuela, et qui sont aujourd'hui affectés. [Je souligne de nouveau]. 

 

3. J'ai eu la curiosité de faire le rapprochement entre les pays qui ont reconnu l'autoproclamé Juan Guaido - et donc refusé, désormais de reconnaître Nicolas Maduro - et ceux qui ontrefusé de reconnaître la Palestine comme État de plein droit, et qui n'ont donc pas, chez eux, d'ambassade officielle, de plein exercice, de la Palestine. Bien que les deux cartes ne se recouvrent pas, il est intéressant de constater qu'on y trouve le même noyau dur : à savoir l'Europe de l'Ouest (à l'exception de la Suède), l'Amérique du Nord... et Israël.

 

4. Lorsque le gouvernement d'Emmanuel Macron reconnaît l'autoproclamé Juan Guaido comme "président" du Venezuela, on peut se demander ce qu'il aurait pensé des pays qui, en avril 1961, auraient reconnu comme gouvernement légal de la France, le quatuor des généraux putschistes d'Alger, Salan, Challes, Jouhaud et Zeller.

 

Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, rectifications et critiques (notamment pour le rapprochement avec la Palestine). 

 

Bien à vous

Philippe Arnaud

Amis du Monde diplomatique de Tours

pjc.arnaud@orange.fr

 

 

 

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