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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

L.Berger, E.Macron et N.Hulot (montage d'illustration)

Annoncée à grand fracas de presse, de radio et de télévision, la tribune du président de la République Macron diffusée dans tous les pays de l’Union Européenne a lancé la campagne de l’élection du 26 mai qui doit renouveler le parlement européen. Au delà de l’aspect électoraliste qui représente une composante importante de l’opération, le contenu du document mérite que l’on s’y arrête.

 

Le texte affirme, que la construction européenne a été l’antidote aux conflits meurtriers des deux grandes guerres mondiales qui ont ravagé le continent faisant des dizaines de millions de morts.

 

Faux : L’Europe créée en 1946, c’est un grand ensemble puissant, pour renforcer le capitalisme dans cette région du monde pour qu’il soit de plus en plus compétitif dans la course mondiale à la conquête des marchés, à l’exploitation des ressources naturelles, pour réaliser le maximum de profits. L’Europe a été aussi conçue et portée sur les fonds baptismaux par les USA, comme une arme militaire contre l’URSS au travers de l’OTAN et comme arme de pénétration économique du capital US sur le continent.

 

La nature capitaliste de la construction européenne ne fait aucun doute.

Elle existe seulement pour assurer aux monopoles un immense marché unique de plus de 500 millions d’habitants, un réservoir d’une main-d’œuvre mise en concurrence en liquidant les conquêtes sociales et une circulation sans entrave du capital financier. Les conséquences de tout cela sont durement ressenties par les peuples dont la situation ne cesse de se dégrader et en particulier par les travailleurs. De plus en plus, même confusément, les discours sur les vertus de l’Europe entraînent rejet et tentation de repli nationaliste. Dans ces conditions, où les capitalistes ont un besoin impérieux d’aller plus vite et plus loin dans l’exploitation du travail salarié, les dirigeants politiques, fondés de pouvoir du capital, doivent délivrer un discours susceptible de rassembler autour de la politique de la grande bourgeoisie des couches sociales dont ils estiment que par leur activité elles mettent en mouvement l’immense processus de transformation des forces productives et leur profonde internationalisation.

 

Dans la tribune de Macron nous retrouvons une tentative de réponse politique à la double exigence de cette alliance et à la nécessité de neutraliser les victimes de la politique du capital. Si la volonté politique est celle de mettre en scène un faux débat entre « progressistes » et « populistes » elle est rendue complexe par les contradictions que développent la construction de l’Union Européenne et dont le Brexit n’est que la face apparente de l’iceberg. Ainsi, d’un côté Macron plaide-t-il pour une Europe à géométrie variable donnant de facto aux pays les plus puissants : la France et l’Allemagne un leadership assumé et assuré y compris en matière militaire où l’une et l’autre accroissent leurs budgets militaires, de l’autre il développe la chanson bien connue de l’Europe et des frontières qui protègent. A y regarder de plus près on y retrouve tous les thèmes chers aux « populistes » qu’il prétend combattre. L’un et l’autre sont les deux faces d’une même monnaie. S’il plaide pour un « bouclier social » sur le continent, il s’empresse d’ajouter que le salaire minimum ne saurait être uniforme ce qui évidemment laisse intacte la concurrence entre les salariés. Cette construction d’un « affrontement » entre « progressistes » et « populistes » vise à faire écran au problème réel : pourquoi, alors que les progrès scientifiques et techniques, ceux de la production et des échanges, permettent aujourd’hui de répondre aux besoins de tous, y-a-t-il tant de difficultés à vivre pour les travailleurs, tant de misère et de conflits entretenus pat l’impérialisme générant des dizaines de millions de réfugiés ? Macron n’en dit rien parce que c’est la politique de la France impérialiste !

 

[...]

 

 LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS: 

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