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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

UNION EUROPÉENNE : la stratégie du pourrissement est-elle la clé pour reconquérir la souveraineté nationale

Par Ella Micheletti, journaliste indépendante

 

Les pressions que subit le gouvernement du Royaume-Uni de la part de l’Union européenne et des anti-Brexit montrent la quasi impossibilité de sortir légalement de l’UE. Ce constat suffit à faire éclater aux yeux du monde une vérité : l’Union – terre de « paix » et de « démocratie » – s’apparente à une secte d’où on ne s’exfiltre qu’à ses dépends. Et si la stratégie gagnante était ailleurs ?

 

Le Royaume-Uni se trouve pris en étau entre l’implacabilité de l’Union, les pro-Brexit (mal préparés et franchement lâches) et les promoteurs d’un second référendum, qui s’affirment par une pétition en ligne et une manifestation géante le samedi 23 mars. L’hypothèse d’un Brexit avec accord devient plus que compromise. Il apparaît de plus en plus probable que le pays se dirige soit vers un Brexit dur (no deal) soit vers un rappel aux urnes dans le but d’entériner le remain. Dans le second cas, nul ne pourrait nier la trahison démocratique à l’œuvre. Si le Brexit échoue, il sera alors certain qu’aucun autre pays qui s’oppose à l’Union et désire retrouver sa souveraineté n’osera tenter une sortie légale. Il suffit pour s’en persuader de revenir quelques années en arrière, en Grèce. Quand un européiste éclairé tel que Valéry Giscard d’Estaing prônait une sortie a minima de l’eurozone pour le pays, la Troïka a mené une telle guerre de pressions et de chantage contre Alexis Tsipras que ce dernier s’est littéralement couché pour mieux accepter de mettre en place la politique d’austérité attendue par ses créanciers. Il faut voir la réalité économique en face… L’euro est une monnaie trop forte pour la quasi-totalité des États-membres et l’Union a atteint son but originel : déposséder les nations de leur souveraineté sous prétexte de mater leur caractère dit belliqueux. Et les faits tendent malheureusement à prouver que les tentatives de sorties seront automatiquement torpillées.

[…]

 

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