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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

La lettre des ophtalmologues

Paris le 6 février 2019
 

Monsieur le Président de la République,


Le nombre inédit de contusions oculaires graves par lanceurs de balles de défense conduisant à la perte de la vision a légitimement ému un grand nombre de citoyens et d’Associations, et nous concerne particulièrement en tant qu’ophtalmologues. Ces contusions entrainent des lésions souvent au-dessus de toute ressource thérapeutique.


Les blessures oculaires par balles de golf, une activité récréative bien différente des manifestations publiques, sont rares mais bien connues des ophtalmologues pour leur sévérité , conduisant dans la majorité des cas à la perte de la vision et dans un tiers des cas à l’énucléation. La raison en est bien connue également : ces balles mesurent 40mm de diamètre et lorsqu’elles arrivent sur le visage avec une grande force de propulsion s’encastrent dans l’orbite, toute l’énergie cinétique étant transmise au globe oculaire. Les balles de LBD mesurent également 40 mm de diamètre, leur énergie cinétique est considérable puisqu’elle est encore de 220 joules à 40 m, bien supérieure à celle d’une balle de golf.

Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l’inexpérience. Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l’imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entrainer un grand nombre de mutilations. Une telle "épidémie " de blessures oculaires gravissimes ne s’est jamais rencontrée. Nous, ophtalmologues dont la profession est de prévenir et guérir les pathologies oculaires demandons instamment un moratoire dans l’utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de maintien de l’ordre. Notre démarche est uniquement celle de médecins, purement humaniste, avec pour seul but d’éviter d’autres mutilations.


Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Pr Alain Gaudric, Université Paris Diderot
Pr Bahram Bodaghi, Sorbonne Université
Pr José-Alain Sahel, Sorbonne Université
Pr Karine Angioï-Duprez , Université de Lorraine
Pr Isabelle Audo, Sorbonne Université
Pr Carl Arndt, Université de Reims
Pr Stéphanie Baillif, Université de Nice-Côte d’Azur
Pr Francine Behar-Cohen, Université Paris Descartes
Pr Jean-Paul Berrod, Université de Lorraine
Pr Vincent Borderie, Sorbonne Université
Pr Jean-Louis Bourges, Université Paris Descartes
Pr Nathalie Cassoux, Université Paris Descartes
Pr Béatrice Cochener, Université de Bretagne-Ouest
Pr Isabelle Cochereau, Université Paris Diderot
Pr Catherine Creuzot-Garcher, Université de Bourgogne
Pr Vincent Daïen, Université de Montpellier
Pr Bernard Delbosc, Université de Franche-Comté
Pr Marie Noëlle Delyfer, Université de Bordeaux
Dr Marie-Hélène Errera, Sorbonne Université
Pr David Gaucher, Université de Strasbourg
Pr Jean-François Korobelnik, Université de Bordeaux
Pr Jean-Marc Legeais, Université Paris Descartes
Pr Marc Muraine, Université de Rouen-Normandie
Dr Isabelle Meunier, Université de Montpellier
Dr Sadek Mohand-Said, Sorbonne Université
Pr Michel Paques, Sorbonne Université
Pr Pierre-Jean Pisella, Université de Tours
Pr Jean-Claude Quintyn, Université de Caen
Pr Claude Speeg-Schatz, Université de Strasbourg
Pr Ramin Tadayoni, Université Paris Diderot
Pr Valérie Touitou, Sorbonne Université
Pr Max Villain, Université de Montpellier
Pr Michel Weber, Université de Nantes
Deux praticiens ont récemment approuvé la lettre
Dr Aude Couturier, Université Paris Diderot
Pr Frédéric Moriaux, Université de Rennes 1

L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :

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