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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Image d'illustration

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion - Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions l'ensemble du point de vue développé - El Diablo

Les élections régionales qui viennent de se tenir ce dimanche 27 octobre 2019 dans le Land de Thuringe (dans l'ex-RDA) se soldent par :
 

- un succès électoral de l'extrême gauche (Die Linke) qui conforte sa 1re place (31%, +2,8 points par rapport à 2014) ;
 

- une spectaculaire percée de l'extrême droite (AfD) qui se classe au 2e rang, devant la CDU (23,4 %, soit +12,8 points par rapport à 2014) ;
 

- un effondrement de la CDU, le parti d'Angela Merkel (21,8 %, soit -11,7 points), qui se vide ainsi au profit de l'extrême droite ;
 

- une nouvelle débâcle du SPD, le parti socialiste qui fait partie depuis plusieurs années de la coalition gouvernementale avec la CDU, qui tombe à 8,2 % (soit -4,2 points par rapport à 2014).

 

Ces résultats régionaux ont provoqué l'effet d'un tremblement de terre en Allemagne car ils signifient que l'extrême gauche et l'extrême droite, l'une et l'autre très critiques contre l'UE et l'euro, sont désormais nettement majoritaires (54,4 % à eux deux, soit +15,6 points par rapport à 2014) dans ce Land de Thuringe qui était naguère une des places fortes de la CDU de Mme Merkel...

 

Quant à la coalition gouvernementale CDU/CSU-SPD, elle n'obtient que 30,0 % des suffrages, en chute libre de -15,9 points par rapport à 2014.

 

Les deux partis européistes de gouvernement - CDU et SPD - ont perdu chacun un tiers de leur électorat en cinq ans.

 

Résultats calamiteux pour Merkel et AKK


Ces résultats électoraux calamiteux pour la CDU en Thuringe viennent après des résultats tout aussi calamiteux pour la CDU aux élections européennes de mai dernier puis aux élections régionales dans le Brandebourg et en Saxe.

 

Ils ont pour effet de fragiliser considérablement la position d’Annegrete Kramp-Karrenbauer (surnommée « AKK »), actuelle ministre de la défense, chef de la CDU et à ce titre potentielle successeur d’Angela Merkel.

 

Mais les conséquences vont bien au-delà du sort d’AKK.

 

Les unes après les autres, les élections survenues en Allemagne depuis janvier dernier ont montré que c'est une majorité des Allemands qui se détournent désormais à la fois de la CDU/CSU et du SPD, c'est-à-dire des partis gouvernementaux européistes.

 

Le spectre des années 1920

La situation est fort heureusement différente, mais elle présente néanmoins des analogies avec celle de la République de Weimar, où les années 20 avaient été marquées par une poussée concomitante de l’extrême gauche (Parti communiste) et de l’extrême droite (parti nazi) au détriment des partis traditionnels.

 

Cette poussée avait été provoquée par le chômage et l’appauvrissement des classes moyennes et populaires, mais aussi par le sentiment d’humiliation nationale découlant des traités ayant soldé la Première guerre mondiale. Le parti communiste avait accru son audience en dénonçant les grandes fortunes et les entreprises privées ; le parti nazi avait accru la sienne en tenant un discours violemment antisémite et anticommuniste, les juifs et les communistes étant rendus responsables de la situation.

 

De façon comparable, la poussée de Die Linke et de l’AfD en Thuringe, après le Brandebourg et la Saxe, s’explique par l’appauvrissement des classes moyennes et populaires, mais aussi par le sentiment d’impuissance nationale et de soumission à des intérêts étrangers découlant des traités européens et de l’euro.

 

Die Linke accroît son audience en développant des analyses hostiles aux grandes fortunes, aux entreprises privées, et à l’ultra-libéralisme imposé par les traités européens ; l’AfD accroît la sienne en tenant un discours violemment anti-immigrés, ceux-ci et la gauche étant rendus responsables de la situation économique et sociale, alors que celle-ci est d’abord la conséquence de la politique migratoire et de la politique des travailleurs détachés imposées par l’Union européenne et le patronat allemand.

 

Conclusion : la construction européenne provoque le contraire de ce qu'elle prétend souhaiter.


Loin d’assurer la paix et le bien-être sur le continent, la prétendue « construction européenne » engendre à peu près les mêmes problèmes dans tous les pays de l’UE : régression sociale, postures diplomatiques guerrières, interventions militaires illégales à l’étranger, ouverture des frontières à une immigration incontrôlée sinon même favorisée, sentiment de perte des identités nationales, lutte de tous contre tous, primauté de l’argent-roi, cynisme, corruption, musèlement de la presse, spectaculaires régression du droit et de la démocratie.

 

Les conséquences de cette dérive de tout un continent sont de plus en plus inquiétantes et font craindre le retour des flambées révolutionnaires et des nationalismes haineux que la prétendue « construction européenne » avait justement pour vocation affichée d’empêcher.

 

C'est une nouvelle illustration des ruses de l’histoire, qui nous enseigne que les idéologies débouchent généralement sur le contraire exact de ce qu’elles souhaitaient.

Comme le disait le philosophe français Blaise Pascal, « L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête. »

 

Ainsi, les élections en Allemagne, avec l’ascension d’un parti d’extrême droite dont l’un des dirigeants - Björn Höcke – a tenu des propos relativisant l’horreur nazie, doivent faire comprendre que ce n’est pas en poursuivant dans la chimère européiste et la fusion délirante d’une trentaine d’États-nations que l’on empêchera le retour des atrocités du passé, mais en y mettant un terme.

 

François ASSELINEAU
28 octobre 2019

 

SOURCES :

 

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