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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Image d'illustration (affiche CGT -dessin Grandjouan)

par Pâquerette Gracile

Le 3 décembre 2019

 

Conquête rattachée dans l’imaginaire collectif à l’immédiat après-guerre et à la création de la Sécurité Sociale au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les retraites ont une histoire beaucoup plus ancienne dont on retrouve les prémices dès le XVIIe siècle, en Europe puis aux États-Unis. Dans un premier temps pensé en termes d ‘assurance-vieillesse pour les catégories les plus pauvres de la population, le mécanisme de garantie collective évolue et se généralise à l’ensemble de la société tout au long du XXe siècle jusqu’à opérer une compensation quasi-complète de la perte de revenu liée à la fin de l’activité. La question des retraites est depuis le départ un enjeu pour les travailleurs et le patronat, autour des modalités de cotisation et d’administration, de même que le choix entre capitalisation et répartition a fait l’objet d’âpres débat, les libéraux privilégiant évidemment le choix de la capitalisation. Depuis le début des années 90, alors que le néo-libéralisme triomphe dans le monde occidental, l’acquis social que représente la retraite est systématiquement attaqué et son dispositif méticuleusement démonté en France par les gouvernements successifs, la « réforme » Macron en étant le dernier avatar en date.

 

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