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Salut et fraternité

El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Par Simon Blin — 20 décembre 2019

L’historien donne son regard sur la mobilisation et explique ce qu’a changé le salariat dans le déroulé des mouvements sociaux.

Pour l’auteur d’une Histoire populaire de la France (Agone), l’inscription de la grève dans le temps implique de nouvelles solidarités.

Quel regard portez-vous sur la mobilisation en cours ?

Dans toutes les grandes luttes sociales, on voit surgir un conflit symbolique entre des porte-parole qui s’opposent chacun au nom du peuple. Lorsque la cause défendue par les gens qui sont dans la lutte paraît légitime aux yeux de l’opinion, comme c’était le cas avec les gilets jaunes et comme c’est encore le cas dans le mouvement actuel contre le projet gouvernemental sur les retraites, les dominants doivent faire flèche de tout bois pour discréditer ceux qui sont dans la lutte. Les gilets jaunes étaient dénoncés comme des casseurs, des antisémites, des racistes. Aujourd’hui, les salariés en grève sont présentés comme des privilégiés qui rendent la vie impossible au peuple travailleur, allant jusqu’à le menacer de gâcher son Noël. Les partisans de ce projet de loi, comme leurs adversaires, affirment défendre les intérêts du peuple français ; les uns et les autres disent qu’ils combattent les privilèges et qu’ils luttent pour l’égalité. Fait nouveau, la cause des femmes fait partie aujourd’hui de cette panoplie d’arguments légitimes. Mais, bien évidemment, les définitions que chaque camp donne de ces causes communes sont radicalement opposées. C’est la diversité des soutiens dont pourront bénéficier les grévistes qui leur permettra de populariser leur conception de l’égalité et de la justice dans l’opinion publique. Prenons l’exemple des femmes. Alors que le gouvernement affirme qu’elles seront les «grandes gagnantes» de la réforme, les grévistes assurent le contraire. Dans cette configuration, la mobilisation féministe contre ce projet de loi peut jouer un rôle majeur dans l’élargissement de la contestation.

La prolongation du mouvement social serait-elle inédite ?

A la fin du XIXe siècle, les grèves pouvaient durer jusqu’à un an grâce à l’autonomie dont disposaient encore les ouvriers. Dans la grande industrie, beaucoup d’entre eux étaient encore proches de la terre (...)

 

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