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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Paris le 17 décembre 2019 (photo: El Diablo)

Plus confidentiel que celui de la RATP ou de la SNCF, le régime spécial de l'Opéra a été mis en place sous Louis XIV.

 

C'était un spectacle inédit : parmi les centaines de milliers de manifestants le 5 décembre se trouvaient des danseurs de l'Opéra de Paris, inquiets de la prochaine disparition de leur régime spécial de retraite.

Près de 80 % du ballet dans la rue

L'Opéra et la Comédie-Française sont les seules institutions culturelles concernées par la réforme du gouvernement. Autrement plus confidentiel que celui de la RATP ou de la SNCF, le régime spécial de l'Opéra est l'un des plus anciens de France, puisqu'il date de 1698, sous Louis XIV.

La grève a déjà entraîné la semaine dernière l'annulation d'une dizaine de spectacles de ballet, d'opéra et de théâtre. Ce n'est pas la première fois que le Ballet de l'Opéra, l'un des plus prestigieux au monde, est en grève, mais il est rare de le voir battre le pavé. "En 20 ans dans cette maison, c'est la première fois que je vois des danseurs dans la rue", affirme à l'AFP Alexandre Carniato, danseur et élu à la Caisse des retraites de l'Opéra. Sur les 154 danseurs du Ballet, "on était 120 à manifester, du corps de ballet aux étoiles", explique ce "quadrille" (dernier échelon dans la hiérarchie de la compagnie).

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