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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

«Le coup de pouce au Smic, on sait que ça détruit des emplois, donc ça n’est pas la bonne méthode [1].» Cet argument sobrement résumé par Muriel Pénicaud, la ministre française du travail, a une longue histoire que cet article cherche à restituer. Il montre que la tension entre les doctes exposants des lois incontournables de l’économie et les partisans de la justice sociale a toujours existé, et qu’elle subsiste aujourd’hui.

Les lois sinistres de l’économie

«Le cadavre dans le placard de l’Angleterre, c’est que son peuple est sous-alimenté» écrit en 1865 un médecin, Joseph Brown [2]. Il y a «quelque chose de pourri» derrière la puissance économique du pays (p. 2). Mais une augmentation des salaires n’est pas pour autant le remède approprié, car «les lois de l’économie politique sont inexorables ! Violez-les, et le châtiment finira par s’abattre sur vous» (p. 7).

Ce dilemme résume parfaitement le point de vue des économistes dominants de l’époque: certes, il existe des situations sociales insupportables mais les lois de l’économie empêchent que l’on puisse y remédier. Telle est déjà la démarche de John Stuart Mill, l’un des économistes les plus influents à l’époque, dans ses Principes d’économie politique [3] publiés en 1848. Mill y examine les «remèdes populaires contre l’abaissement des salaires.» Le moyen le plus simple «pour maintenir les salaires à un taux convenable est une fixation légale [et] quelques-uns ont proposé d’établir un minimum de salaire.» L’idée d’un salaire minimum était donc déjà dans l’air du temps, et on trouve même l’esquisse de ce que le Trade Boards Act de 1909 mettra en œuvre: le niveau du salaire minimum pourrait être fixé paritairement par des «conseils appelés en Angleterre Bureaux de commerce [Trade boards], Conseils de prud’hommes en France [où l’on pourrait] discuter à l’amiable le taux des salaires et les promulguer de manière à les rendre obligatoires pour les patrons et pour les ouvriers. Dans ce système on ne se déterminerait point d’après l’état du marché, mais d’après l’équité naturelle, de manière à donner aux ouvriers un salaire raisonnable et au capitaliste un profit raisonnable» (p. 403).

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