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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

François Hommeril (CFE-CGC)

À la veille de la septième grande manifestation (vendredi 24 janvier), organisée le jour de la présentation du texte de loi en conseil des ministres, le président de la CFE-CGC, François Hommeril, explique pourquoi son syndicat est opposé à la réforme des retraites : « Elle va aboutir à une baisse des pensions pour tous. » Sans illusions sur la conférence du financement, il considère qu’il y a un vrai manque de respect de la démocratie sociale et que, dans ce conflit social, « Emmanuel Macron a d’ores et déjà perdu ».

Contrairement aux autres syndicats réformistes (CFDT, CFTC, UNSA), le retrait de l’âge pivot par le gouvernement ne vous a pas convaincu. Pourquoi ?

En effet, nous n’avons pas été convaincus par la séquence « âge pivot » qui s’est déroulée entre le 11 décembre et le 11 janvier. Il s’agit, selon nous, d’une grosse manœuvre gouvernementale vis-à-vis des syndicats, qui a permis de créer de la confusion pour l’opinion publique. Le gouvernement a rajouté ce point nouveau de l’équilibre financier à l’horizon 2027, ce qui n’est pas acceptable car c’est lui-même qui a créé le déficit en n’honorant plus son obligation de compenser les exonérations.

Cette affaire de l’âge pivot n’est pas le cœur du problème. Ce qui nous inquiète, c’est la réforme  en elle-même. Nous avons des raisons de penser qu’elle va aboutir à une baisse des pensions pour tous. Le projet du gouvernement est idéologique : il veut pouvoir gérer les 320 milliards d’euros de dépenses publiques allouées aux retraites comme il gère le budget de l’Etat. Le système à points est un moyen pour organiser la convergence européenne et faire passer les retraites de 14 % du PIB à 11 %, soit une diminution des pensions de 20 %. L’Europe considère que la France a un niveau de dépenses publiques trop important et y inclut les retraites, alors que c’est du salaire différé (sauf pour les fonctionnaires). C’est vrai, certains peuvent s’étonner qu’un syndicat dit « réformiste » comme la CFE-CGC soit mobilisé contre cette réforme. Je n’emploie plus ce terme de « réformiste » car cela veut dire que le pouvoir politique nous voit comme acceptant toujours ses réformes. Je considère que nous sommes un syndicat proactif et qui n’accepte pas tout.

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