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Salut et fraternité

El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

Image d'illustration

 

La réforme des retraites prévoit la disparition des régimes complémentaires existants au profit du système universel. Dans la période de transition, ils passeront sous le contrôle de l'Etat, qui pourra leur dicter des objectifs budgétaires d'année en année.

 

Une disparition programmée. La réforme des retraites du gouvernement prévoit de détacher les assurés nés après 1975 des régimes complémentaires. Dès 2025, ils cotiseront seulement dans la caisse universelle, et leurs droits acquis jusque-là seront convertis pour être intégrés à leur future pension. Seuls les travailleurs nés avant 1975 dépendront encore des complémentaires et continueront à y acquérir des droits. Au moment de leur décès (à l'horizon 2060 en prenant compte de l'espérance de vie actuelle), ces régimes additionnels s'éteindront avec eux. Entre-temps, les régimes complémentaires dépendront de la caisse universelle pour continuer à assurer leurs obligations, et seront placés sous le contrôle budgétaire de l'Etat. Mais beaucoup d'éléments manquent encore pour savoir comment se passera la transition, dont le flou est dénoncé par les syndicalistes proches du dossier.

Les assurés qui resteront attachés aux complémentaires ne représentant que 30% des actifs, le nombre de cotisants de ces régimes chutera brutalement en 2025, et avec eux leurs recettes. Mais pas leurs dépenses : ils continueront à régler les pensions des retraités actuels, puis des salariés nés avant 1975 après la fin de leur carrière. "Notre régime est équilibré avec des projections sur 40 ans. Toute notre gestion sera chamboulée par la réforme", critique Olivier Petit, en charge du dossier des retraites à la Fédération des Médecins de France.

 

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