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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Les politiques de Macron et de ses prédécesseurs ces 40 dernières années ont miné la capacité de l’hôpital public à répondre à une éventuelle crise sanitaire.

 

Le jeudi 27 février 2020, Emmanuel Macron, dans une opération de communication évidente, a visité l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière afin de « rassurer » face à une probable épidémie qui serait « devant nous ». Ces déclarations contredisent les paroles beaucoup plus tranquillisantes du ministre de la santé, Olivier Véran, qui mercredi minimisait la possibilité d’une épidémie.

 

Plus tard, cela a été le tour du premier ministre, Édouard Philippe, de se montrer rassurant et mobilisé face au risque sanitaire. Ce dernier, aux côtés du ministre de la santé, a reçu l’ensemble des chefs des partis d’opposition et de groupes parlementaires afin de créer une sorte « d’unité nationale » face au coronavirus. Le ton grave de Macron pourrait s’expliquer en effet par cette recherche d’unité nationale.

 

Il est clair que le gouvernement a tiré des leçons de sa gestion catastrophique de l’affaire Lubrizol en septembre dernier où il a essayé de dissimuler la gravité des conséquences de l’incendie de ce site classé Seveso. Désormais il tente d’apparaître plus « transparent » et « sincère » face à la menace d’épidémie de Covid-19 en France. En effet, Lubrizol avait révélé le manque de confiance profond de la population vis-à-vis de la parole politique. Et c’est cela que le gouvernement tente aujourd’hui de nuancer, voire de retourner la situation à sa faveur.

 

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