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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Robi Morder, juriste en droit du travail, réagit au scandale des primes attribuées aux non grévistes à la SNCF, dont nous apprenons l’existence le 30 janvier 2020.

 

PRIME ANTI-GRÈVE: SNCF HORS LA LOI ? 

 

L’attribution d’une prime à des salariés qui n’ont pas participé à un mouvement de grève est discriminatoire et illicite. C’est ce qu’a tranché la Cour de Cassation dans un arrêt du 1er juin 2010. Il est curieux que les services des ressources humaines de la SNCF ignorent à ce point le droit du travail, à moins qu’ils considèrent que le droit du travail n’est pas fait pour eux!

 

La SNCF a décide de « remercier » les salariés qui se sont « impliqués » au travail pendant la grève en leur accordant une prime, à charge pour les « managers locaux » de décider à qui l’attribuer, et combien pour chacun. En restant sur le terrain strictement juridique, que des non-grévistes aient travaillé et donc que leur salaire leur soit versé, cela s’entend. Que certains aient travaillé plus, et donc accompli des heures supplémentaires, et que ces heures soient payées en tant que telles s’entend aussi. L’inverse serait d’ailleurs illicite. Pourquoi dès lors parler de prime? Quels critères? Est-ce que cela signifie que cela se fait  à la tête du client sans critère objectif? C’est qu’en réalité il s’agit quasi-explicitement d’une prime anti-grève, d’autant que la SNCF lie explicitement la « récompense » à la période de la grève.

 

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