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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

capture d'écran RT France

 

Le 9 février 2020

Par Évariste

Il y a plus d’un demi-siècle, Mai-68 resplendit en France.
Au même moment en Italie, se développa un mouvement social tout aussi puissant, peut-être même plus, que l’on nomma le « mai rampant ». Des mois de luttes tournantes, région par région, usines après usines, se déroulèrent dans la péninsule tout au long de 1968 et de 1969. Un slogan en émergea, repris plus tard par une organisation politique de masse : « La lotta continua ! ».

Cinquante-deux ans plus tard, il existe des analogies dans la France d’aujourd’hui avec cet épisode politique italien.

Le mouvement social en phase d’accumulation de force

Ici et maintenant, on pourrait parler d’un mouvement social permanent depuis le 17 novembre 2018, depuis 15 mois donc, qui accumule et accumule encore de l’énergie, mais qui n’a pas encore connu son « moment politique ».

Visiblement, le mouvement du 5 décembre n’est pas  « défait »… comme d’ailleurs les «  gilets jaunes » n’ont pas été « défaits ». Certes, la grève n’a pas été « générale », mais le mouvement tourne, d’une profession à l’autre sans jamais s’éteindre.

Par ailleurs, « l’hégémonie idéologique » de la bourgeoisie financière est sérieusement entamée. L’usure joue enfin en notre faveur, comme jamais depuis 50 ans. Deux mois après le début du mouvement, une large majorité de Français le soutient.

Pourtant, le gouvernement, qui a pratiquement perdu toute base sociale y compris dans les couches moyennes et supérieures, poursuit son offensive au lieu de reculer en bon ordre ou simplement de temporiser.

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