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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

Par Sébastien Grob

 

Le projet de loi sur les retraites promet que les droits acquis avant 2025 seront conservés dans la transition vers le nouveau système. Mais sans préciser comment, alors que la méthode retenue pourrait entamer les pensions de millions d'assurés.

 

C'est la grande inconnue de la réforme des retraites. Les travailleurs nés entre 1975 et 2004 entreront dans le régime universel élaboré par le gouvernement en 2025, après avoir passé le début de leur carrière dans l'ancien système. Leurs années travaillées avant cette date doivent être prises en compte dans le calcul de leur future pension, qu'ils percevront à leur départ en retraite à partir de 2037. "Nous conserverons 100% des droits acquis dans les régimes actuels", assurait Edouard Philippe lors de sa présentation de la réforme le 11 décembre dernier.

 

Une promesse maintes fois renouvelée depuis, mais qui ne dit pas grand-chose de la transition dans les faits. "Le slogan du gouvernement peut correspondre à une dizaine de scénarios différents", souligne Michaël Zemmour, économiste à l'Université Paris I. Le projet de loi et l'étude d'impact se contentent de donner un cadre flou sur la question, renvoyant le détail vers une future ordonnance. Les modalités précises représentent pourtant un enjeu financier majeur pour le futur système comme pour des millions d'assurés. Une des méthodes possibles, proposée par le rapport Delevoye en juillet dernier, aurait notamment pour conséquence de rogner les pensions des assurés : un salarié au profil "standard" perdrait jusqu'à 100 euros par mois, tandis qu'un professeur du secondaire verrait sa pension entamée à hauteur de 370 euros maximum.

 

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