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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Le 1er Février 2020

 

Ce soir, pour la première fois, un pays quitte l’Union européenne. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Emanuel Macron, alors ce doit être vrai. Pour une fois, je suis d’accord avec lui. La différence, c’est que lui le dit avec une tête de croque mort, alors que moi j’ai un ample sourire et le champagne au frais.

 

Bien sûr, cette sortie ne se fait pas comme je l’aurais aimé. Trois ans ont été perdus depuis le référendum de 2016. Ces trois ans perdus ne sont pas neutres. Trois ans, c’est assez de temps pour émousser les volontés, pour refroidir les enthousiasmes. Le « oui » au Brexit aurait pu être pour les britanniques ce que fut pour nous la Libération : une opportunité de dépasser les querelles, de mettre en œuvre avec enthousiasme un projet national pour tirer les avantages de leur liberté retrouvée.

 

Trois ans ont été perdus dans une guerre de tranchées menée par la traditionnelle conspiration des europhiles refusant d’accepter le verdict des urnes et mettant ses espoirs dans un deuxième scrutin qui aurait renversé le résultat du premier, ou bien une majorité parlementaire qui accepterait de passer par-dessus la volonté populaire. Leur espoir avait un fondement solide : on a déjà plusieurs fois fait revoter les peuples lorsqu’ils ont refusé de se plier aux injonctions européennes, et on n’a pas hésité dans d’autres cas à passer outre les résultats d’un référendum.  Alors, pourquoi pas ?

 

Si ces manœuvres n’ont pas réussi, c’est parce que le consensus populaire en faveur du Brexit était solide. Trop solide pour que les politiques osent le défier ouvertement, trop solide pour pouvoir le renverser par les discours de la peur qui ont été systématiquement propagés par le camp du « remain ». On peut discuter si c’est de la lucidité ou de l’inconscience, mais on ne peut que constater à quel point les britanniques ont confiance dans leur capacité à résoudre les difficultés qui inévitablement se présenteront dans une situation nouvelle. C’est sur cette confiance qu’en dernière instance les partisans du « remain » se sont cassés les dents.

 

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