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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Philippe Poutou (image d'illustration)

Habitué aux candidatures symboliques et aux résultats confidentiels, Philippe Poutou se voit crédité pour la première fois d'un score à deux chiffres aux municipales à Bordeaux où un sondage le place même devant le candidat soutenu par LREM.

 

Le pronostic a de quoi surprendre dans une ville solidement ancrée à droite depuis 1947, mais le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou pourrait y réaliser le meilleur score de sa carrière aux élections municipales. L'ouvrier fraîchement licencié de chez Ford est en effet selon une enquête BVA menée pour le compte d'Europe 1, crédité de 12% d'intention de vote, ce qui le placerait en troisième position... devant le candidat macroniste. 

Lors des municipales de 2014, le candidat du NPA n'avait recueilli que 2,5% des voix dans la ville, et 1,2 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2017. Quant aux élections européennes, son parti n'avait pas eu les ressources nécessaires pour y présenter une liste. 


LIRE LA SUITE :

Philippe Poutou répond à ceux qui l’accusent

de faire perdre la « gauche »

Petit coup de gueule : plusieurs sondages placent la liste « Bordeaux En Luttes » autour de 10% et donc potentiellement qualifiée pour le second tour. Pour nous c’est évidemment une bonne chose, cela traduit l’ambiance politique et social du moment, y compris à Bordeaux cette ville historiquement bourgeoise et de droite, marquée depuis quelque mois par un fort mouvement de colère « gilet jaune ». 

Mais ce deuxième tour avec une liste anticapitaliste, cela ne satisfait pas tout le monde. Logique. Les réflexions commencent comme quoi notre liste empêcherait l’alternance politique en faisant gagner le maire juppéiste sortant et donc perdre « l’espoir » à gauche, l’écolo pourtant bien droitier et conservateur. Un politicien local, ancien PS, puis macronien puis ex macronien, champion de la cogestion gauche-droite, vient d’afficher son soutien à son ancien colistier de 2014 (bon ça c’est normal) et en même temps il a déclaré (c’est moins normal) « paradoxalement, voter Poutou c’est voter Florian (la droite), puisqu’il se maintiendra au second tour ». Et donc ferait perdre le candidat dit de gauche. On savait que quand on fait 1, 2, 3 ou 4%, c’est considéré par les politiciens de tout bord comme inutile et comme du gaspillage de voix. Mais on voit que même en franchissant la barre des 10% qui donne le droit de participer au deuxième tour et ainsi d’obtenir des élu.e.s, ces mêmes politiciens, sans scrupules, trouvent normale que cette liste se retire. Quelle conception de la démocratie ! Quel mépris pour les gens, pour les idées des autres, en l’occurrence les idées de la contestation sociale.

Quelle violence aussi car en disant « taisez-vous, assez joué, maintenant laissez les grands se partager les postes », c’est nier notre droit à exister et notre droit à être élu.e.s. Car pour ces gens-là, le pouvoir ça ne se partage pas, il doit rester entre les mains du même camp social, celui des possédants, des riches, de la bourgeoisie bordelaise et de ses serviteurs.

Mais justement, c’est pour cela qu’on s’invite dans leurs élections. Pour bousculer leur routine, pour que l’élection ne soit pas une simple formalité. Nous avons une colère à faire entendre, le camp des classes populaires à rendre visible, des idées radicales et un programme politique de rupture à défendre.

Et ça, les politiciens n’aiment pas, ils ne supportent pas qu’on puissent avoir notre prétention de venir les titiller, notre légitimité d’avoir des représentants au parlement bordelais (ou partout ailleurs).

C’est intéressant parce qu’on voit bien ainsi leur conception de la démocratie qui se moque de la représentation politique de la population. Mais s’ils craignent tant que ça un deuxième tour à la loyale, pourquoi alors ne pas organiser un seul tour avec une répartition des conseillers municipaux à l’issue du premier tour en appliquant la proportionnelle intégrale entre toutes les listes candidates.

Mais la règle du « jeu » c’est 2 tours. Et si jamais la liste « Bordeaux En Luttes » passe la barre des 10% elle ne se retirera pas, elle participera au second tour car nous voulons avoir des représentant.e.s au parlement bordelais pour défendre notre « programme » pendant les 6 années qui suivent, en lien avec les associations, les syndicats, la population mobilisée pour ses intérêts. Que les candidats « bourgeois » et libéraux, de droite ou soit disant de gauche se débrouillent pour gagner, qu’ils ne comptent pas sur nous pour les aider en quoique ce soit. Nous sommes là pour nous et contre eux, qu’ils se le disent.

Philippe Poutou

Le 22 février 2020

SOURCE : Facebook

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