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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

 

Par Georges Kuzmanovic

Analyste géopolitique et président de République Souveraine.

 

La France dépiste moins que l'Allemagne, la Corée du sud ou l'Espagne. Georges Kuzmanovic estime qu'il s'agit une erreur grave.

 

Le gouvernement français, initialement adepte comme Boris Johnson de la théorie de "l'immunité collective" - laquelle consiste, derrière la langue de bois, ni plus ni moins qu'à laisser mourir les personnes âgées, les diabétiques, les hypertendus, les cardiaques, les asthmatiques et les obèses, tout cela pour que plus de la moitié de la population soit finalement immunisée – a fini par ne plus l'invoquer, comprenant, mais un peu tard, qu'un tel cynisme était difficilement acceptable par la population. Mais l'a-t-il pour autant abandonnée ?

 

DEUX STRATÉGIES PAYANTES

Bien malin, en effet, qui pourrait comprendre la stratégie par laquelle il l'aurait remplacée. Dans le monde, il n'y en a pas cinquante qui aient fonctionné. Pour ne considérer que les pays démocratiques, deux exemples s'imposent. Le premier, salué par le très pro-business Institut Montaigne, est celui de Taïwan, qui, contrôlant très fermement en amont, puis fermant ses frontières (de quoi faire dresser les cheveux sur la tête aux grands sans-frontiéristes qui nous gouvernent) aux personnes venant des zones à risque, a dépisté sans compter pour isoler l'intégralité des sujets infectés, ne totalisant aujourd'hui qu'un seul décès par Covid-19. Combien de morts auraient-ils pu être évités en France – pour un coût économique finalement très faible en comparaison avec celui que va devoir payer la France – si celle-ci n'avait pas, dans un grand moment d'aveuglement idéologique, refusé de voir que si "les virus n'ont pas de passeports", pour reprendre les mots d'Olivier Véran, les hommes qui les portent en ont ? Personne ne le sait.

 

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