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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Le mardi 31 mars 2020

 

Combien de fois faudra-t-il qu’il nous inflige ces prises de paroles publiques incessantes ? Aujourd’hui, c’était la 4ème fois depuis le 12 mars dernier. Ce Monsieur – ainsi que les membres du gouvernement qui suivent les traces de leur maître – n’a-t-il rien d’autre à faire que de travailler sa communication ?

 

Comme d’habitude, la forme a été sacrément travaillée. Costume impeccable, pupitre moderne et élégant, acteurs de gestion de crise en arrière du Président de la République, lequel s’exprime depuis un entrepôt au stock bien garni. Au cas vous n’auriez pas compris le message : « le matériel est déjà là ! ». Sauf que non, le matériel n’est pas là. Et c’est bien la raison pour laquelle Emmanuel Macron croit utile de produire un énième discours.

 

Comme d’habitude, il convient, sur le fond, de comprendre l’exact contraire du message que veut nous adresser Emmanuel Macron. Les masques, les tests et les respirateurs sont-ils prêts ? Non ! Mais rassurez-vous, nous allons les fabriquer en France désormais ! Sauf qu’il faudra attendre mi-avril pour les premières livraisons de masques et mi-mai pour les respirateurs … Comme si les malades et les soignants avaient le temps d’attendre ! Mi-avril pour les soignants, c’est trop tard, ils seront déjà contaminés. Car la plus grosse vague de l’épidémie va déferler précisément lors des tous prochains jours. Mi-mai, les malades jugés « trop âgés » ou « trop fragiles » qui auraient eu besoin d’une place en réanimation seront déjà morts. Peu importe. Pour lui, ce n’est pas cela qui compte.

 

Comme d’habitude, le chef de l’Etat – qui n’en a que le titre tant il flotte dans ce costume bien trop grand pour lui – prend la parole pour tenter de s’exonérer de ses responsabilités. « Il ne faut pas juger les responsabilités à l’aune des connaissances d’aujourd’hui », martèle-t-il. Fort bien ! Est-il possible de rappeler à sa majesté Jupiter, qui est en principe la mieux informée du pays des menaces potentielles en matière de sécurité, que nombre de personnes alertaient dès fin février/début mars sur la gravité de la menace et la nécessité de prendre des mesures bien plus drastiques pour protéger la population et limiter les dégâts de l’épidémie ? Que faisait-il pendant ce temps-là ? Il invitait les français à se rendre au théâtre (7 mars), à sortir dans les cafés et les restaurants (11 mars) et à voter aux élections municipales (12 mars). Faut-il lui rappeler que le nombre de personnes contaminées est multipliée par deux tous les trois jours ? Si la décision de confinement avait été prise ne serait-ce que 6 jours plus tôt, le nombre total de personnes infectées aurait in fine été divisée par 4. Les alertes d’Agnès Buzyn émises dès le mois de janvier ne commandaient-elles pas de préparer des stocks de masques et de tests suivant le principe de précaution ? Faut-il lui rappeler que lui et ses prédécesseurs se sont méthodiquement appliqués pendant toutes ces années à détruire l’hôpital public ? Qu’a-t-il fait, lui, pour répondre au cri d’alarme des soignants qui manifestaient depuis des mois dans les rues ? Rien. Pas étonnant. Ce Président ne sait rien faire. Il ne sait que parler. Pour ne rien dire.

 

Comme d’habitude, le garant du maintien de l’ordre établi qu’il est nous promet que plus rien ne sera jamais comme avant (c’est la technique habituelle en temps de crise, Nicolas Sarkozy nous avait fait le coup pendant la crise de 2008 … on connaît la suite) et qu’il faudra désormais reconquérir notre souveraineté. Vous connaissez ce mot « Souveraineté » ? Celui qui permettait de qualifier d’extrême voire d’antisémite (si si ! C’est Jacques Attali qui l’a dit) toute personne qui défendait l’idée que la France retrouve et défende son indépendance en particulier sur le plan industriel. Comme par magie, les infamies d’hier deviennent les vertus de demain. Pourvu qu’on sauve sa peau. Mais plus personne n’y croit.

 

On juge la valeur d’un homme à ses actes. Le problème de Macron, c’est qu’il ne fait que parler. Et comme d’habitude, plus personne ne l’écoute.

 

François BOULO, gilet jaune

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