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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

Le général de Gaulle (1890-1970)

Par Georges GASTAUD

 

2020 est une année symbole des Anniversaire(s) de la naissance (1890), de la mort (1970) de Charles de Gaulle et de l’Appel du 18 juin (1940). L’occasion pour les communistes de tirer un bilan de ce qu’est, 50 ans après, l’héritage gaulliste dans la France de 2020 et, ce, alors que les hagiographies, de l’édition au cinéma, font florès.

 

C’est ce que Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, invite à faire dans cette tribune.

 

Un regard franchement communiste sur l’héritage gaulliste

Quand Charles de Gaulle décéda brusquement le 9 novembre 1970, René Andrieu, dirigeant communiste et ancien résistant F.T.P.F., écrivit sobrement ceci dans l’éditorial qui devait paraître dans l’Humanité du lendemain : « L’héritage du général de Gaulle n’est pas le nôtre », mais il n’en était pas moins « un grand homme d’État, le plus grand sans doute qui soit sorti des rangs de la bourgeoisie française à notre époque ». Telle est, à rebours de tout manichéisme, la complexité dialectique du jugement que portent les communistes sur l’héritage politique du chef de la France libre, devenu tout à la fois, en mai 1958, le président autocrate de la Ve République… et la « bête noire » de Washington et de certains milieux oligarchiques de l’Hexagone !

 

Grandeur et servitude du patriotisme bourgeois

Charles de Gaulle, c’était en effet l’officier épris d’une « certaine idée de la France » qui, en juin 1940, avait su braver sa classe, la grande bourgeoisie massivement ralliée à Pétain, pour appeler les Français encore sous les drapeaux à poursuivre le combat coûte que coûte : ce fut le célèbre appel du 18 juin 1940 sous le chef duquel l’officier rebelle fut bientôt, par contumace, condamné à mort par Vichy. Mais de Gaulle, c’était aussi le grand bourgeois de droite qui, devenu président du Conseil à la Libération, tenta d’entraver la mise en œuvre du programme social du C.N.R. et qui démissionna soudainement pour ne pas avoir à contresigner le paquet de réformes progressistes portées par ses ministres communistes Thorez, Paul, Croizat, Billoux et Casanova : au centre desdites réformes figurait notamment la toute nouvelle Sécurité sociale inspirée du principe communiste « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

 

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