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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

Source : La Republica, Anaïs Ginori

 

La France a également entamé une réflexion sur la phase 2. Et une opinion qui compte est celle de Jean-François Delfraissy. L’immunologue français dirige le comité scientifique qui conseille Emmanuel Macron dans l’urgence sanitaire. Jean-François Delfraissy, 71 ans, était une sommité de la recherche sur le SIDA, à l’avant-garde d’Ebola. Son groupe de « sages » comprend également un anthropologue et un sociologue. « Il est important d’avoir une approche multidisciplinaire et d’évaluer pas seulement les paramètres scientifiques », explique Delfraissy. « Je sais par expérience que chaque crise sanitaire comporte un risque de crise politique et sociale ». L’immunologue explique à Repubblica quelles sont ses recommandations pour commencer la fin de du confinement qui a commencé le 17 mars. Avec un espoir : « La France et l’Italie doivent s’entendre sur une série de mesures communes dans cette phase très délicate. C’est l’une des clés du succès ».

 

Pourtant, le gouvernement français a longtemps hésité avant de suivre l’Italie dans le choix du confinement. Y avait-il un sentiment de supériorité?
« Je ne me suis jamais senti supérieur à l’Italie, je n’ai aucune leçon à donner à mes collègues italiens, je dois plutôt en recevoir. Personnellement, j’ai réalisé l’extrême gravité de l’épidémie rien qu’en voyant la situation en Lombardie où il y a excellence médicale et scientifique. J’ai tout de suite compris que la France aurait eu le même sort. Et en effet, lorsque notre commission a pris ses fonctions le 10 mars, j’ai tout de suite dit à Macron que la seule voie à suivre était le confinement ».

 

Le gouvernement a-t-il envisagé d’autres options ?
« Je ne réponds pas aux tergiversations de la politique. Je peux dire que mon opinion était tranchée.

 

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