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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

La crise générale provoquée par l'épidémie de Covid-19 est propice à la remise en cause du système économique actuel. Au début des années 1970, une utopie en bande dessinée – depuis devenue culte – imaginait déjà le pays à l'arrêt... pour réfléchir.
 

«Il faut que nous soyons déjà prêts à dire non […] sinon on est repartis dans le vieux système : capitalisme pour les gains, et communisme pour les pertes. Et ce sera une fois de plus les contribuables, […] qui finiront par régler l’addition», déclare l’économiste Paul Jorion, interviewé par Frédéric Taddeï dans l’émission Interdit d’interdire «sur les conséquences économiques de l’épidémie» diffusée par RT France depuis le 24 mars.
 

Présentant son essai Comment sauver le genre humain (Fayard, 2020), Paul Jorion, qui est aussi docteur en anthropologie et professeur à l’Université catholique de Lille, prononce les mots «socialisme», «gratuité» et «bien commun». Il confie en passant qu’un de ses amis a offert un exemplaire de son livre au président de la République auquel il a recommandé de le lire. Mais Paul Jorion n’est, bien entendu, pas le seul ni le premier à avoir réfléchi à une société nouvelle. Il y a près de 50 ans, dont sept avant la naissance de l’actuel président de la République Emmanuel Macron, naissait la bande dessinée culte L’An 01, on arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. Ses premières planches parurent dans la revue Politique Hebdo, et les suivantes dans Charlie Hebdo que venaient de créer Cavanna et le Professeur Choron. Elles furent ensuite réunies en volume par les Editions du Square en 1973, puis rééditées successivement par Folio, Dargaud et L’Association.

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