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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

montage d'illustration

À l'heure d'un déconfinement prévu le 11 mai, se pose la question de savoir si le gouvernement n'a pas eu affaire à un ultimatum : l'argent ou la santé ?

 

Analyse par Henri Sterdyniak économiste français à l'OFCE.

La pandémie du coronavirus a placé tous les pays devant un choix délicat : privilégier la santé de la population ou assurer le maintien de la vie économique et sociale. En réalité, il n’y avait guère le choix. Partons de chiffres moyens : une personne atteinte de Covid-19 ne subit que des troubles bénins dans 80% des cas ; des troubles graves demandant une hospitalisation dans 15% des cas ; demandant une réanimation dans 5% des cas (avec un taux de mortalité de 4% sans réanimation, de 2% avec réanimation). Ceci signifie que pour un pays de 67 millions d’habitants comme la France, l’absence de confinement aurait pu entrainer 54 millions de personnes atteintes, donc un besoin de 8 millions d’hospitalisations simples et de 2,7 millions de réanimations, bien au-delà de nos capacités hospitalières. Il en aurait résulté environ 2 millions de décès, ce qui n’est pas acceptable aujourd’hui. Par ailleurs, le taux de mortalité des personnes atteintes est très différent selon l’âge : 0,2 % pour les moins de 40 ans ; 0,4% pour les 40-49 ans ; 1,3% pour les 50-59 ans ; 3,6% pour les 60-69 ans ; 8% pour les 70-79 ans et 15% pour les 80 ans et plus. On ne peut compter sur une mise au point rapide d’un hypothétique vaccin.

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