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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Je vous conseille la lecture du livre « Des soins sans industrie ? » de Jean-Pierre Escaffre, Jean-Luc Maletras et Jean-Michel Toulouse (disponible sur https://dessoinssansindustrie.fr) qui explique clairement qu’un bon système de santé nécessite de s’appuyer sur un tissu industriel performant capable de produire les matériels et dispositifs de plus en plus complexes utilisés au quotidien par les professionnels de santé.

L’épidémie du coronavirus a montré crûment le recul de la France dans ce domaine avec une incapacité de produire tant des produits très simples comme des masques, que des plus pointus comme des respirateurs de réanimation. La désindustrialisation de la France ne date pas d’aujourd’hui. Je me rappelle la bataille menée avec la CGT quand j’étais encore étudiant en médecine dans les années 1980 pour sauver la Compagnie générale de radiologie, leader à l’époque dans la construction des premiers scanners. Cette entreprise a finalement été vendue à General Electric par Thomson-CSF qui souhaitait recentrer son activité vers la production de matériel militaire, soi-disant plus rentable. La conséquence immédiate a été la fermeture des centres de production en France et le rapatriement des brevets aux USA. La stratégie des entreprises françaises a été constante depuis dans ce domaine. Thomson-CSF devenue depuis Thalès a tenté de se débarrasser plus récemment de son pôle imagerie au profit des chinois. Heureusement, la lutte des salariés a empêché de bradage d’un secteur technologique de pointe à fort potentiel de développement. Les motivations de ce bradage industriel n’est pas le fameux coût du travail qui pénaliserait la France mais bien des choix de stratégie industrielle de concentration des productions sur des secteurs à très forte rentabilité comme l’armement. Ce n’est pas le choix qu’ont fait des pays comme l’Allemagne ou le Japon, pays où les salaires sont très élevés, et qui possèdent des leaders sur ce marché avec Siemens et Toshiba notamment.

Il faut savoir aujourd’hui que le développement de la médecine repose en partie sur l’utilisation des ces nouvelles technologies. Le stéthoscope inventé par Laennec à l’époque napoléonienne est aujourd’hui remplacé par l’échographe. Les nouvelles techniques de traitement des tumeurs utilisent les ultrasons, les ondes à haute fréquence ou encore le laser. L’avenir des greffes est la production de matériau biocompatibles car le seul don d’organe ne permet pas de répondre aux besoins croissants.

Les industries de santé dont fait partie aussi l’industrie du médicament constituent un secteur essentiel pour l’indépendance sanitaire et sont par ailleurs des secteurs à forte intensité technologique, nécessitant des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers hautement qualifiés. Il est essentiel que la France investisse massivement dans ce domaine pour pouvoir conserver un système de santé performant.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier au SAMU 93

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