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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Après un passage en force avec le 49.3 – que personne n’a oublié –, le gouvernement semble résolu à rouvrir le dossier explosif des retraites.

 

Pourtant, le contexte actuel montre combien il est important que le système de retraite soit stable et solide, afin d’assurer un niveau de pension qui ne dépende pas de la conjoncture économique.  
 

L’urgence n’est pas à une telle réforme.
 

La CGT le réaffirme : pour sortir de la crise économique consécutive à la crise sanitaire, la priorité c’est l’emploi et, spécifiquement, celui des jeunes.
L’Unedic annonce près d’un million de chômeurs supplémentaires d’ici fin 2020, alors que près d’un million de jeunes vont arriver sur le marché de l’emploi en septembre.

 

Dans ces conditions, il n’est pas acceptable de voir se multiplier les plans de licenciements massifs, déguisés sous des termes de novlangue tels « qu’accords de performance collective » ou « plan de sauvegarde de l’emploi » et, ce, alors que les entreprises bénéficient d’aides de l’État financées par des exonérations de cotisations qui creusent un peu plus les déficits sociaux.
Encore une fois, ce sont les  travailleurs (particulièrement les « salariés premiers de corvée » durant la crise sanitaire) qui vont faire les frais de choix désastreux du gouvernement.

 

Que cherche le gouvernement sur les  retraites?
 

Satisfaire le patronat, avec un  nouvel allongement de la durée de cotisation, éloignant de plus en plus l’âge d’accès à une retraite à taux plein.
 

Pour la CGT, les solutions pour sortir de la crise, sont :  

 

- de permettre à toutes et tous d’avoir un bon emploi et de pouvoir travailler mieux et non pas plus et plus longtemps ;

 

- de partager le travail avec la réduction hebdomadaire à 32 heures pour toutes et tous ;

 

- des augmentations de  salaires et, ainsi, plus de cotisations sociales attachées au salaire pour la sécurité sociale et les retraites.

 

C’est en augmentant les recettes, pour le financement de la retraite, que des perspectives de progrès seront possibles, notamment partir en retraite à 60 ans et même avant, en départ anticipé, pour les métiers pénibles. C’est cela qui permettra aux jeunes d’accéder plus rapidement à un emploi stable.
 

Dans ce contexte, la CGT juge particulièrement inquiétant de voir que le dossier des retraites est détaché du ministère des Solidarités et de la Santé, isolant la branche retraite du reste de la sécurité sociale, pour être rattachée au ministère du Travail. C’est un mauvais présage des intentions gouvernementales sur le devenir de l’ensemble de la sécurité sociale.
 

Avec les attaques sur les droits sociaux, on devine que le gouvernement veut  encore renforcer la part consacrée à l’épargne retraite. Cette dernière fait perdre tous les travailleurs, en réduisant les recettes de la sécurité sociale avec les exonérations qui y sont liées et en amenuisant les droits collectifs et individuels liés à ces cotisations.
 

La crise actuelle révèle d’ailleurs encore de nouveaux perdants, avec l’utilisation par les entreprises de l’épargne salariale comme variable d’ajustement sur les effets du chômage partiel.
 

Pour la CGT, les urgences sont :

 

-la nécessité d’une autre politique de l’emploi, en particulier pour les jeunes, pour maintenir et développer l’emploi, en considérant celles et ceux qui travaillent, plutôt que les actionnaires et leurs dividendes ;

 

-le besoin de nouvelles garanties collectives, avec une sécurité sociale professionnelle pour toutes et tous ; cela passe par des droits au chômage étendus immédiatement et l’abrogation de la réforme d’assurance chômage ;

 

-une augmentation du financement de la protection sociale fondée sur la cotisation et mettant fin aux exonérations et autres exemptions.

 

Pour exiger une autre politique, en matière d’emploi et de salaire, et signifier l’arrêt de toute réforme régressive en matière de retraite, la CGT appelle à la mobilisation le 17 septembre.

 

Montreuil, le 10 juillet 2020

 

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