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El Diablo

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Suite à une gestion de la crise sanitaire largement saluée, le Portugal s’apprête à affronter la plus vertigineuse récession depuis 1975, soit une chute de 9,8 % du PIB selon les prévisions avancées par Bruxelles. Contrecoup pour le gouvernement d’António Costa : la crise économique qui menace de s’abattre sur l’Europe ouvre une plaie mal cicatrisée dans un pays où le souvenir de l’austérité est encore vif. Pour le premier ministre, un retour des plans d’ajustement structurel supervisés par Bruxelles n’est pas officiellement envisageable. Il subit cependant les contraintes d’un cadre européen qui compromet tout plan de relance significatif face à la crise de Covid, et la pression d’une opposition qui n’a pas renoncé à son orientation néolibérale.

 

Retour sur la crise de 2008

En 2008, la crise financière a ravagé les économies des pays du Sud de l’Europe, et le Portugal ne fit pas exception. En 2013, le chômage s’élevait à 16,2 % et le pays s’enfonçait chaque jour davantage dans une austérité rude et dévastatrice. Baisse des salaires, baisse des pensions de retraite, coupures budgétaires au niveau de la santé et des services publics et un SMIC qui ne s’élevait pas au-delà de 485€ : les Portugais se sont pliés pendant plus de quatre ans au diktat économique imposé aux PIGS [acronyme dépréciatif englobant les pays du Sud de l’Europe : Portugal, Italie, Grèce et Espagne (Spain) ndlr] par Bruxelles. 

 

 

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