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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

image d'archives

 

 

Par le Parti de la démondialisation
Le 15 juillet 2020

Les salariés et les usagers de l’hôpital public tout comme les agents de la Fonction publique d’Etat et territoriale et les salariés du privé sont en lutte depuis plusieurs années. Pourtant ils ne parviennent pas à gagner. Ils se heurtent au mur de la mondialisation néolibérale qui a généré en système le dumping social avec les quatre libertés de circulation : marchandises, capitaux, services et main d’œuvre, qui place le patronat en position de force face aux travailleurs.


Le coup d’Etat parlementaire de 2008 qui a fait entrer le Traité de Lisbonne dans la Constitution française soumet le pays, l’Etat et le peuple à l’Union européenne, c’est-à-dire à une institution supranationale nous privant de souveraineté.


Pourtant la mondialisation néolibérale ne résulte pas d’un choix du peuple français, qui avait voté non au référendum constitutionnel de 2005, mais au contraire d’un court-circuitage de la démocratie organisé par les classes dirigeantes.


Rappelons-nous que tout au long du XXe siècle, jusque dans les années 1970, les classes populaires avaient par leurs luttes établi un rapport de force qui leur avait permis de gagner des conquêtes sociales. Des conquêtes sociales et politiques durables qui furent régulièrement obtenues dans le cadre des régimes représentatifs bousculés par l’invention radicalement subversive des partis politiques de masse. Nous les qualifions de « masse » parce qu’il ne s’agissait plus de partis confidentiels rassemblant la bourgeoisie, même républicaine, mais de partis politiques organisant le mouvement ouvrier et démocratique.


Pour contrer cette dynamique, les classes dominantes ont alors conçu et imposé la mondialisation néolibérale sapant ainsi tout pouvoir réel aux institutions nationales et aux partis politiques de masse. tout autant qu’aux syndicats ouvriers.

Le programme du PARDEM fait des propositions concrètes pour sortir de cette impasse : rétablir la souveraineté nationale en sortant de l’Union Européenne, de l’euro et de l’OTAN ainsi que de toutes les institutions supranationales pour réussir à s’affranchir des marchés financiers, réindustrialiser, développer les services publics, nationaliser les banques et les compagnies d’assurances, instituer le droit opposable à l’emploi, démocratiser l’État… Reprendre la main sur la vie de la cité.

(...)

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