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El Diablo

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Drapeau biélorusse

 

Par Bruno DRWESKI

 

Dimanche 16 août 2020

 

Voilà quelques nouvelles que j'ai reçues via un analyste d'un institut d'études de l'opinion publique de Minsk, que certains d'entre vous connaissent, sur la situation actuelle. On peut prendre du recul par rapport à plusieurs assertions, mais c'est une institution qui fonctionne assez sérieusement quand même et qui n'est pas le relai de la voix de son maître  :- En ce moment se déroule une manifestation d'appui au gouvernement Loukachenko et de son issue dépendra l'appréciation que feront les autorités de leurs capacités de mobiliser leurs propres partisans.

 

- Le chef de l'entreprise russe Oural firm, Mazepin, cherche depuis longtemps à acquérir l'entreprise de Soligorsk dont la valeur est estimée à 150 milliards de dollars, ce que les autorirés de Minsk refusent systématiquement, et il a donc pompé beaucoup d'argent dans "l'achat" de hauts fonctionnaires biélorussiens prêts à changer de camp pour assurer une privatisation du pays fifty/fifty entre oligarques russes et occidentaux. Gazprom (les oligarques privés au sein de cette firme) est aussi dans le coup. Les manifestations sont pain bénis pour ces oligarques car elles repoussent Loukachenko dans les bras de la Russie, où les oligarques ont suffisamment d'influence pour forcer ensuite Poutine à exiger la privatisation de la Biélorussie.

 

- en tout, le KGB biélorussien estime que 1,8 milliards de dollars ont été pompés en Biélorussie de diverses sources, occidentales et russes, depuis quatre ans, pour financer soit les forces d'opposition soit les hauts fonctionnaires prêts à la privatisation de l'économie. Une couche de corrompus est donc apparue dans la foulée à Minsk qui a plus intérêt à la privatisation qu'à son propre maintien à des postes gouvernementaux somme toutes peu rémunérés en comparaison.

 

- le ministre biélorussien des affaires étrangères en particulier, et plusieurs autres cadres importants du pays, sont liés à la Grande-Bretagne, et Poutine a prévenu Loukachenko de cela, mais ce dernier a refusé de l'écouter de se séparer du clan pro-anglo-saxon neocon dans son gouvernement.

 

- des indices laissent penser que la brutalité de la répression provient de fonctionnaires en lien avec les putschistes pro-oligarchie russe qui veulent pousser à jeter de l'huile sur le feu, et forcer ainsi Loukachenko à se soumettre à la politique de privatisation du pays tout en se rapprochant de la Russie.

 

- Les excuses faites par rapport aux excès de la répression contre des personnes non soupçonnées de violences sont aujourd'hui utilisées par ces pro-oligarques au sein du KGB pour accuser maintenant Loukachenko de les trahir en ne les couvrant plus pour leurs actes. Du coup, il n'est plus exclu que les durs des durs ne se lancent dans un coup d'état "pro-russe", en fait pro-oligarchie. Le KGB est donc divisé de l'intérieur et si Loukachenko veut se maintenir il va lui falloir faire vite le ménage dans ses propres services et gouvernement.

 

- les enquêtes d'opinion menées par ce centre de recherche donnent aujourd'hui environ 45% des habitants de Minsk favorables à l'opposition, le rest toujours plutôt fidèles à Loukachenko mais souvent choqués par la brutalité policière, mais les opposants ont nettement moins d'appuis en province où, au final, très peu de choses se passent, et plutôt à un niveau groupusculaire, même si, à partir de Brest et de Grodno ou de Zhodino, on constate des tentatives de pénétration de manifestants plus ou moins biélorussiens en provenance de Pologne. 

 

- l'ambassade britannique à Varsovie joue un rôle central dans l'orchestration des mécontents pro-drapeau blanc rouge blanc "lituanien".

 

- A Moscou, dans l'entourage du Kremlin, on semble vouloir pousser vers le pouvoir Victor Loukachenko, le fils ainé du président, qui a établi des liens très forts en Russie depuis longtemps.

 

Bref, même à Moscou, il faut démêler ce qui vient des oligarques, ce qui vient de Poutine et ce qui vient de l'aile étatiste patriotique du pouvoir. A l'ouest c'est un peu la même chose, il y a les "modérés", les Allemands entre autre, qui cherchent à sauver la politique "indépendante" de Loukachenko et les "jusqu'auboutistes", La city de Londres entre autre, qui veulent une révocouleur occidentaliste.

 

En tous cas des conversations sont menées depuis longtemps entre les principales entreprises privées russes et occidentales pour savoir comment pousser le pays à la privatisation et éventuellement se partager ses dépouilles les plus rentables. 

  ...ce qui n'exclut pas en cas de succès qu'ils s'affronteront entre eux dans un second temps. 

 

 SOURCE :

 

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