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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

Deux articles le même jour, le 31 juillet, dans le Figaro et sur le site de Capital préparent le terrain à ce qu’envisagent Emmanuel Macron et son gouvernement. Les contre-vérités le disputent à la mauvaise foi pour éviter que de véritables solutions émergent.

 

Dans le Figaro, Hakim El Karoui, essayiste et conseiller en stratégie, connu pour être proche d’Emmanuel Macron déclare :

 

 « Les retraités doivent contribuer à l’effort de guerre sanitaire» dit-il comme une évidence, reprenant la formule guerrière que son président lui-même a abandonnée. Il invite le gouvernement à « baisser temporairement le niveau des pensions des retraités, au nom de la solidarité entre les générations».

 

Les retraités responsables de la dette du pays ?

 

Et de poursuivre : « La génération du baby-boom, qui a fait peu d’enfants, aurait dû épargner pour le financement de ses retraites, sachant que le nombre d’actifs par retraités allait s’effondrer. Non seulement elle ne l’a pas fait, mais elle a endetté l’État sans mesure. Les baby-boomers ont inventé la solidarité à l’envers : des pauvres endettés (les jeunes) vers les riches qui vivent à crédit (lesbaby-boomers).»

 

Au-delà de la confusion de « l’expert » entre la dette de l’Etat et celle de la Sécurité Sociale, il évite soigneusement d’évoquer la réduction des ressources de la Sécurité Sociale par la distribution « sans mesure » des exonérations de cotisations sociales ! Et encore moins les largesses fiscales accordées aux très riches sans un contrôle minimum sur l’utilisation de ces fonds « libérés », qui n’ont que très peu bénéficié à l’économie réelle, mais surtout fait de la France la championne des dividendes et des millionnaires.

 

Que prépare cette compilation de clichés et de mensonges ?

 

C’est un article publié sur le site de Capital qui en donne la clé. Sous le titre « Budget de la Sécurité sociale : un effort pourrait être demandé aux retraités», le député Modem, Cyrille Isaac-Sibille, rapporteur de la partie assurance vieillesse du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, imagine que «certaines prestations comme les pensions pourraient être sous-revalorisées (...) : sous-revalorisée, pour ne pas dire baissée, car une pension qui ne serait pas revalorisée à la hauteur de l’inflation baisse. Et il annonce déjà que « les retraités dont les revenus oscillent entre 2.000 et 2.014 euros, devront attendre octobre pour se voir appliquer leur juste revalorisation. », alors que les revalorisations devaient avoir été effectives en mai dernier...

 

Redonner du pouvoir d’achat aux retraités c’est bon pour tous

 

D’abord parce qu’ils en ont besoin. En 12 ans leur pouvoir d’achat a été réduit de 20 %. Ces dernières années, de blocage des pensions et des complémentaires en hausse de la CSG, leur pouvoir de vivre a été sérieusement amputé. Cela a-t-il amélioré la situation économique du pays ?

 

Non, au contraire.

 

Ensuite parce que le pays en a besoin. Il faut rappeler que ce que perçoivent les retraités, soit 13,8 % du PIB en France, est pour l’essentiel investi dans la consommation et l’achat de biens et de services.

 

Par ailleurs, des études ont établi que si on monétisait les heures dévolues à la production domestique et aux soins gratuits fournis aux adultes et aux enfants de leur entourage par les retraités français, on estimerait que cette population aurait généré l’équivalent d’environ 8 % du produit intérieur brut (PIB)réel de la France en 2018.

 

Si l’on ajoute à cet apport celui de millions de retraités qui participent à la vie associative et syndicale du pays, pour assurer des tâches que l’Etat ne veut plus assumer, on peut raisonnablement affirmer que les retraités rapportent au moins autant au pays qu’ils lui coûtent.

 

Relancer l’activité économique de la France après un arrêt de près 6 mois, suppose de relancer la consommation et conforter les activités des retraités qui y contribuent .

Les retraités représentent 52% de la consommation en France. Dans la santé, l'alimentation, mais pas seulement : les seniors achètent une voiture sur deux, 70% des produits de parfumerie, un tiers des jouets sont également achetés par les retraités.

 

Quant à la solidarité financière, vu l’usage que fait l’Etat-Macron de nos impôts, les retraités préfèrent l’assurer eux-mêmes auprès de leurs enfants et petits-enfants et des associations qui viennent en aide aux plus démunis.

 

Si l’on veut prévenir les dépenses de santé liées à la pollution et à la « malbouffe » et favoriser une production alimentaire saine, il faut permettre aux retraités de consommer des produits de qualité souvent plus chers.

 

Redonner du pouvoir d’achat aux retraités c’est redonner un sens aux solidarités entre générations, c’est stimuler les efforts pour relever le pays, c’est agir contre tout ce qui accélère le réchauffement climatique. C’est permettre à chacune et à chacun de bien vieillir. C’est le bon sens non ? C’est le sens de notre combat.

 

(Extrait de l’article de Pascal Santoni paru sur le site de l’UCR-CGT)

 

SOURCE : Correspondante

 


 

 

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