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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

Frédéric Farah, Benjamin Foissey et Jérôme Maucourant font un détour par l'histoire du Liban, afin de montrer qu'Emmanuel Macron fait erreur.

Frédéric Farah est économiste, Benjamin Foissey est responsable de la commission affaires étrangères de République souveraine et Jérôme Maucourant est économiste et responsable de la commission réflexion de République souveraine.

L’explosion, qui vient de ravager le port de Beyrouth et une grande partie de la ville, intervient dans un pays qui n'en finit pas d'imploser tant économiquement que socialement et politiquement. Le Liban, c’est le destin tragique d’un Etat-tampon, qui n’est pas parvenu (ou que très imparfaitement) à transformer une société multiconfessionnelle en un Etat-nation. La présente situation jette aussi une lumière crue sur la faillite d’un régime confessionnel marqué par la prébende, le clientélisme et un mode de développement économique financiarisé, exagérément extraverti par le choix inconséquent du libre-échange à outrance.

 

C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron veut imposer au Liban ses "réformes", dans un style inquiétant, afin de livrer ce petit pays affaibli aux forces destructrices de la financiarisation et du libre-échange. Les mouvements de contestation engagés depuis l’automne 2019 désirent transcender le confessionnalisme, mais il serait imprudent de les imaginer majoritaires. Il faut donc revenir, même trop vite, sur la genèse de ce pays pour comprendre pourquoi le discours d’Emmanuel Macron manque le rendez-vous de l’histoire.

 

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