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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Bruno Lemaire, s’en prend une nouvelle fois aux cheminots (le sport national de ce gouvernement) en déclarant qu’il ne comprend pas le préavis de grève de la Fédération CGT des cheminots pour le 17 septembre.

Tentons donc de lui expliquer...

1) Tout d’abord, en tant qu’agents des transports publics, les cheminots sont soumis à une lourde procédure préalable pour pouvoir se mettre en grève le 17 septembre avec l’ensemble des autres salariés. Il y a d’abord une alerte sociale (demande de concertation immédiate), puis ensuite un préavis de grève qui a donc été posé vendredi 28 août. Sans cela, se mettre en grève peut amener à des sanctions disciplinaires. Un Ministre de l’économie devrait savoir cela, particulièrement parce que sa famille politique a contribué à durcir ces règles.

2) Ensuite, les cheminots - aux côtes de l’ensemble des salariés de ce pays - ont des motifs légitimes d’agir à l’échelle interprofessionnelle contre la politique socio-économique du Gouvernement :

- Macron veut absolument ressortir sa réforme des retraites, sous une forme probablement édulcorée car le mouvement social de décembre à février l’a secoué, mais pour bien marquer son acharnement anti-démocratique. Un rapport a été commandé au COR pour septembre, il y a donc fort à parier qu’il va proposer de repousser l’âge de départ puisqu’il n’a pas réussi à faire avaler son régime par points.

- Notre système de santé est toujours très fragilisé, les fermetures de lits repartent, alors que nous ne sommes même pas encore sortis de la pandémie, les personnels de santé n’ont pas obtenu satisfaction sur leurs revendications... et comme il s’agit de notre santé, nous ne pouvons qu’être solidaires et pousser dans le même sens qu’eux.

-L’ensemble des réformes calamiteuses de ce Gouvernement ont un effet délétère sur la société, et cela est mis en relief par la crise : réforme de l’assurance chômage qui prive de sécurité et plonge les privés d’emploi dans la misère, galère des jeunes dans le système éducatif, etc.

- La politique économique du Gouvernement ne joue pas le rôle d’amortisseur, au contraire, ils encouragent l’enrichissement, la spéculation, et la rapacité... à l’image de ce décret qui permet à la famille Mulliez de couler son entreprise Alinéa et de se porter repreneur du marchand de meubles après que la collectivité aura épongée les dettes et assumée le plan social ! Les plans sociaux se succèdent sans aucun rapport avec l’évolution des besoins, et le Gouvernement valide.

Dans l’aéronautique par exemple, l’objectif de 100 millions de touristes en France a été repoussé de 2020 à 2022. Pas de quoi justifier une purge comme on la voit actuellement dans les entreprises et les sous-traitants. Sur les vols intérieurs, le Gouvernement ne favorise pas du tout le train. Il aide la casse des filiales déficitaires d’Air France pour les remplacer par les low-cost qui vont au contraire accroître la concurrence avec le rail.

Dans l’automobile, nous produisons déjà 400.000 voitures de moins que ce que nous immatriculons chaque année. Donc pas besoin de réduire l’appareil productif, au contraire.

Cette casse sociale constitue uniquement une restructuration capitaliste de l’économie pour accroître les taux de profit des grands groupes. Et le Gouvernement applaudit.

C’est aux « premiers de corvée » qui ont tenu le pays à bout de bras pendant des semaines pendant le confinement, qu’ils veulent faire payer la crise en remerciement de leur investissement ! Ce système est pourri jusqu’à la moelle !

Donc rien que sur ces sujets-là, les cheminots avec l’ensemble des salariés ont bien raison de se mobiliser par la grève et les manifestations le 17 septembre contre la politique de Bruno Lemaire et de ses amis.

Ils ont bien raison de revendiquer un plan de rupture, une autre répartition des richesses pour partager le travail (32h) avec des hausses de salaire et de pension. Ils ont bien raison de revendiquer une autre politique économique basée sur l’intervention publique (service publics) et une réindustrialisation planifiée du pays.

3) Mais par ailleurs, les cheminots ont des raisons spécifiques de faire grève dans leur entreprise en profitant d’un mouvement interprofessionnel pour défendre leurs revendications face à leur employeur et à leur ministre de tutelle :

- Alors qu’un plan de relance du Fret est annoncé, de nouvelles restructurations pour supprimer des emplois aussi... donc nous sommes fondés à penser que la relance est de l’enfumage du Gouvernement !

- La mise en concurrence permise par la réforme de 2018 produit ses premiers résultats : le Grand Est prévoit une concession de 22 ans (!) pour la ligne Nancy-Contrexéville. Les usagers à qui ont avait fait miroiter une plus grande liberté de choix se sont fait berner : la concurrence c’est la privatisation avec un monopole privé de très longue durée ! Pour les cheminots c’est la perspective du licenciement s’ils refusent le transfert.

- Petites lignes, conditions sociales, suppression et précarisation de l’emploi, externalisation de charges de travail, conditions de travail, gel des salaires (on ne se rappelle même plus quand a été augmenté la valeur du point pour la dernière fois !), restructurations qui repartent de plus belle, balkanisation du système ferroviaire avec le transfert de la gestion de l’infrastructure en plus de la concurrence sur les trains, menace sur les facilités de circulation, règlements intérieur dès SA qui casse les droits individuels et collectifs... les sujets de mécontentement sont trop nombreux pour être tous détaillés ou même tous évoqués. L’année dernière ils ont provoqués 1600 départs de l’entreprise (démissions, départs volontaires, ruptures conventionnelles) ! Et cette effusion s’amplifie encore cette année. Ce sera bientôt la première cause de départ devant les départs en retraite !!! Le service public ferroviaire et son outil la SNCF sont en train d’être saccagés, ni plus ni moins.

- Du point de vue financier, la SNCF ne bénéficie cette année encore d’AUCUN euro lié au désendettement (on se demande quand ça va arriver !) et comme l’Etat n’arrête pas d’augmenter les dépenses contraintes de l’entreprise (il faut financer les ponts routiers que les petites communes ne peuvent pas assumer, il faut se substituer à l’Etat pour financer les investissements sur un tiers des petites lignes transférées à SNCF réseau alors qu’auparavant leur entretien dépendait des contrats de plan Etat-région, etc...) la dette repart à la hausse si bien que nous risquons de nous retrouver avec le même stock de dette (et donc le même poids financier) après le désendettement qu’avant ! Et le pompon : cette année, en juin, la SNCF a été contrainte de verser ses 720 millions de dividendes malgré la pandémie de COVID et l’impact financier du confinement, parce que l’Etat ne veut pas reporter les investissements pour ne pas fragiliser le BTP et qu’il ne veut pas prendre cette dépense à sa charge alors que c’est pourtant lui qui la décide !

Non décidément, des motifs de colère nous n’en manquons pas !!!!

Alors OUI la Fédération CGT des cheminots a mis à disposition des agents de la SNCF un préavis de grève pour le 17 septembre !

Laurent BRUN

Cheminot -syndicaliste CGT

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