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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

Dans les kiosques cette semaine

 

Publié par El Diablo

 

Après Poutine qui annonce de manière prématurée la disponibilité d’un vaccin, nous apprenons que Trump souhaite vacciner massivement la population américaine dès le mois de septembre ou en tout cas avant la date des élections présidentielles américaines. La basse politique, d’un côté la grandeur de la Russie, de l’autre le maintien au pouvoir coûte que coûte, écrase les enjeux de santé publique.

 

Face à la crise que nous connaissons, la disponibilité d’un vaccin dans les meilleurs délais constitue un enjeu majeur. Dans les meilleurs délais ne s’accorde pas, dans le cas présent, avec précipitation. Un vaccin est un médicament avec une action qui doit correspondre à l’objectif recherché mais qui possède aussi obligatoirement des effets indésirables. De ce fait, la décision d’utilisation ne peut se faire qu’après qu’il soit possible d’évaluer le rapport bénéfices/risques. Pour cela, les essais dits de phase 3 sont essentiels. Ils visent à administrer le produit à un nombre important de sujets pour évaluer justement les potentiels effets secondaires. Malgré cette phase obligatoire, il s’avère qu’un certain nombre d’effets délétères n’apparaissent qu’après la mise sur le marché du produit et son utilisation par une population forcément plus importante que celle limitée testée lors des essais. Pour un vaccin utilisé à très grande échelle, sur des centaines de millions de personnes, un accident grave sur 10 000 patients n’est pas anodin. Or ce type d’événement n’est pas forcément détecté lors des phases d’étude qui n’incluent au mieux que quelques milliers de sujets. C’est alors que se pose la vraie question du bénéfice du vaccin qu’il faut mettre en rapport avec la gravité de la maladie.

 

Ces dernières décennies, plusieurs événements très mal gérés par les pouvoirs publics, comme la vaccination contre l’hépatite B ou le vaccin contre la grippe H1N1, ont généré un climat de suspicion contre les vaccins qui n’ont pas permis un débat serein sur la question. Débat qui nécessiterait de la part des gouvernements un véritable contrôle sur les laboratoires pharmaceutiques qui privilégient leur rentabilité au détriment des études sur la sécurité des produits et qui font tout pour cacher les résultats qui leur sont défavorables sous couvert de la confidentialité de données soi-disant commerciales et du secret des affaires. Sans ce débat, il est impossible de contrecarrer les ligues antivaccinales qui surfent sur quelques scandales dont les issues judiciaires ne sont pas toujours à la hauteur du préjudice subi, pour distiller des informations souvent fausses mais qui alimentent le refus de l’ensemble des vaccins, y compris de ceux dont la preuve de l’efficacité est largement et depuis longtemps acquise.

 

Il est donc urgent et indispensable politiquement pour l’ensemble de la population mondiale que l’organisation de la production des vaccins, de la vérification de leur efficacité et de leur administration aux populations fassent l’objet de véritables discussions qui permettent d’obtenir une acceptation généralisée de la population sur la stratégie de mise en œuvre choisie. Dans le cas contraire, la planète risque de le payer très cher en vies humaines.

 

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier - SAMU 93

 

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