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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

 

Par Jean Paul Legrand

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Cela fait 42 ans, et en 1978 j'avais 21 ans. Secrétaire de la fédération des Jeunes communistes de l'Oise, mes camarades m'avaient élu pour me rendre à Cuba au XIème Festival mondial de la Jeunesse.

Grâce à une collecte dans la jeunesse ouvrière et estudiantine, j'ai pu me rendre à ce festival.

Je devais y rester une semaine, j'y suis resté 15 jours ! Les cubains qui m'avaient invité dans le cadre d'une délégation officielle nous ont gardé une semaine supplémentaire, ce qui n'était pas prévu, tout simplement parce que le trafic aérien était tel que le petit aéroport de la Havane ne pouvait assurer les vols trop nombreux sans les étaler sur plusieurs semaines.

Dès notre arrivée, lorsque nous sommes descendus de l'avion, ce fut un choc. Un choc de température (vous entrez dans le four des tropiques) et un choc émotionnel car les jeunes communistes étaient venus nous accueillir en chanson et orchestre, nous offrant des petits cadeaux de bienvenue.

Des bus nous transportèrent vers nos lieux d'hébergement. Je fus logé avec mes camarades d'autres régions de France à l'Ecole normale des instituteurs où nous prenions nos repas.

Il y avait là des jeunes français de divers mouvements, pour la majorité d'entre eux des jeunes communistes, mais aussi des jeunes de mouvements comme la JOC. Le principe était fondé sur des rencontres entre jeunes du monde entier pour s'informer et échanger sur nos vies, nos problèmes, et nos combats et de se retrouver le soir dans des manifestations culturelles où chaque pays présentait qui un concert, qui un spectacle.

Ce festival mondial était une tradition communiste soutenue activement sur le plan politique et financier par les pays du socialisme réel et notamment par l'Union soviétique

Ce festival-là fut donc inauguré dans le stade de la Havane et des milliers de jeunes du monde entier avec les jeunes cubains se retrouvèrent lors d'un meeting géant retransmis à radio et à la TV cubaine avec Fidel Castro qui prit la parole pour nous souhaiter la bienvenue.

Il faut imaginer l'ambiance, l'effervescence extraordinaire d'une telle rencontre internationale. De la politique, de la culture et aussi comme chez tous les jeunes des histoires d'amour !

J'étais fier de représenter la France auprès du Japon et de la Finlande et je rencontrai alors des jeunes de ces deux pays pour des échanges bilatéraux. Je me souviens que je sympathisai avec une jeune communiste japonaise qui me parla de son pays lors de la rencontre officielle accompagnée d'un traducteur, elle me parla aussi avec enthousiasme de sa culture et m'invita au concert de musique classique que nous offrait son pays. Quand la délégation française entra dans la salle, nos camarades japonais nous firent une haie d'honneur avec le traditionnel salut d'inclinaison de la tête et de chaleureux applaudissements, je m'empressai de retrouver ma petite camarade japonaise pour m'assoir à ses côtés. Le hic c'est qu'elle ne parlait pas le français et moi pas le japonais, nous communiquâmes alors avec nos sourires entre deux mouvements de l'orchestre ! Tous les soirs, théâtres, cinémas et scènes de la Havane étaient mobilisés pour cela.

La rencontre suivante se passa avec un autre jeune communiste dans un hôtel de la Havane avec nos amis finlandais. A chaque fois nous échangions nos appréciations sur la situation politique mondiale, nos visions respectives et sur les perspectives de développement de l'amitié. Puis les délégations se rendaient ensemble à des manifestations culturelles. Pour ces rencontres officielles je disposai d'un véhicule avec chauffeur qui avait pour mission de me conduire à la bonne destination. Mais plus que cela et cela je ne m'y attendais pas. En effet, le chauffeur qui vint me chercher se présenta à moi avec un large sourire et une vigoureuse poignée de main et me dit en espagnol (que je comprends) : "Bonjour camarade, je suis le camarade X, membre du parti communiste cubain, et le parti m'a confié la mission de t'emmener à la bonne destination. C'est un honneur pour moi ! " Installé dans le véhicule, il me raconta qu'il était très heureux de me rencontrer et nous discutâmes de ce qu'il avait vécu pendant les années de la révolution, de son engagement total dans celle-ci et de son bonheur que des jeunes du monde entier pussent venir soutenir cette révolution. De fil en aiguille, il me sortit d'un coup : "Camarade, je suis ton chauffeur mais je suis aussi ton garde du corps ! " Oups, je ne m'attendais pas à une telle déclaration ! Et mon bonhomme de chauffeur qui ouvre la boite à gants, sort un pistolet et me dit en me regardant "Qu'un seul fils de pute de Yankee vienne débarquer, t'inquiète pas mon frère, je te protège !"

J'avais l'impression d'être transporté dans un film, je n'en revenais pas. A l'époque j'ai d'ailleurs découvert dans le village près de là où j'étais hébergé que chaque cubain avait son poste militaire, qu’ils soient femme ou homme, un poste précis et les gens du village me montrèrent l'armurerie où chacun avait son arme "pour défendre la révolution". C'est là que je rencontrai une mère qui me dit alors être fier de l'engagement de son fils médecin et militaire qui avait été envoyé en Afrique pour soutenir un mouvement de Libération nationale. J'étais au cœur d'un peuple que je découvrais, humble, chaleureux, merveilleusement fraternel et d'un haut niveau de conscience politique !

Si je disposais d'un véhicule avec chauffeur pour les rencontres officielles, je devais me débrouiller pour les déplacements non officiels et comme chaque cubain faisait je prenais les petits bus de fabrication tchèque qu'ils nomment la "ouaoua" pour me déplacer.

Un jour alors que j'étais dans la foule des passagers de ces petits bus bondés. Je vis une vielle dame assise qui m'interpella : "Hé toi, camarade, tu es de quel pays ? - De France madame ! - Bon, mon fils tu vas t'assoir à ma place ! - Ah, non madame, je vous en prie, je dois laisser ma place, ce ne serait pas correct, je vous remercie ! Je n'en crus pas mes yeux, la vieille dame se leva et cria dans tout le bus : "Camarades, il y a un jeune français parmi nous et il ne veut pas s'assoir !!!" Je ne savais plus où me mettre, j'étais confus, des dizaines de paires d'yeux me scrutaient et la voix d'un homme retentit "Camarades, le commandant Fidel a dit qu'on devait accueillir les jeunes du monde comme des frères de notre révolution, vous êtes bien d'accord que le camarade doit s'assoir !" Et là il y eut une salve d'applaudissements. Très gêné, et insistant pour que la vielle dame reprenne sa place, je dus obéir sous la pression fraternelle de mes hôtes et continuer le voyage assis. Je venais de vivre une des plus belles choses de ma vie, un sentiment de fraternité qui me donna la chair de poule et les larmes au bord des yeux. Et tout mon séjour à la Havane fut un enchainement d'émotions et d'échanges magnifiques d'humanité.

Je pourrais raconter encore et encore bien des moments de ce séjour là-bas. Je garde au cœur ces moments inoubliables. Je ne suis jamais retourné là-bas même si je suis allez au Venezuela voisin plusieurs fois où j'ai rencontré mon épouse. Je ne sais pas 40 ans après comment les Cubains voient leur pays, si l'esprit de combat et de dignité est toujours aussi fort, mais je suis reparti de l'île avec une conviction profonde, le socialisme avait là-bas commencé à transformer la vie des gens pas seulement matériellement mais surtout culturellement et spirituellement, et cela c'est le trésor de ce peuple qui l'aide à tenir face aux crimes et menaces de l'impérialisme.

Pour terminer ce témoignage je me souviens d'un chauffeur de bus à qui j'avais posé la question sur ce que la révolution lui avait apporté. Il m'avait répondu : tu sais la révolution m'a apporté du travail et désormais je peux nourrir ma famille, mais mon frère, je vais te dire ce qu'elle m'a apporté de plus précieux, c'est que grâce à Fidel et aux camarades du parti, j'ai appris à lire et à écrire !

Quand on entend une telle phrase, on mesure ce que le socialisme vrai peut représenter pour des millions de gens qui aujourd'hui vivent la tragédie de la domination et de l'exploitation du capitalisme et du néo-colonialisme : que nos donneurs de leçon en démocratie qui défendent ce système se la ferment à tout jamais !

Hasta la Victoria !

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