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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par El Diablo

capture d'écran

 

Depuis le 1er mars 2020, 275 plans sociaux (PSE) visant la suppression de 43 343 postes ont été lancés en France d’après la DARES. C’est presque trois fois plus que sur la même période en 2019. Alors que certaines grandes entreprises annoncent de très gros PSE (à l’image d’Airbus, d’Air France, de TUI France, de Renault, de Nokia, etc.), la majorité d’entre eux se déroulent dans leurs filiales ainsi que chez leurs sous-traitants qui voient leurs contrats commerciaux rompus, suspendus ou encore renégociés à la baisse. Cela, sans oublier les nombreux plans de licenciements de moins de dix salariés, ne rentrant légalement pas dans le cadre des Plans de Sauvegarde de l’Emploi : depuis le 1er mars 2020, on dénombre 2 023 procédures de « petits » licenciements collectifs. Sans oublier non plus les centaines de milliers d’intérimaires, dont l’emploi n’a pas été reconduit. Entre le 1er janvier et le 1er mai 2020, l’emploi intérimaire a chuté de plus d’un tiers en France (-37%), soit environ 291 000 postes en moins. Dix ans après le grand bond en arrière de 2008, la France revit la même catastrophe, sans qu’aucune leçon n’ait été tirée entre temps.

 

Le commentaire médiatique et politique de ce qui va contribuer à une augmentation massive du chômage est résignée et fataliste. Face à “la crise”, ce serait finalement une conséquence logique, bien que dramatique. “La rentrée sera très difficile”, a prévenu Macron en juillet, alors même que la situation était d’ores et déjà particulièrement difficile.

 

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