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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Adopté le 14 août, un décret publié au Journal officiel, ouvre la possibilité de céder au secteur privé des kilomètres de routes nationales. Cela signe-t-il la fin de la gratuité de ces axes routiers ? Décryptage.

Ce décret aurait presque pu rester dans l’ombre. Le 14 août, en plein cœur d’un été troublé par l’épidémie de coronavirus, un texte, paru au Journal officiel « relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes », ouvre la possibilité de céder au privé des kilomètres de routes nationales aux concessionnaires autoroutiers.

En 2006, sous le gouvernement de Dominique de Villepin, les autoroutes françaises ont été confiées à des sociétés privées. L’État s’était désengagé, estimant que ces grands axes de circulation ne faisaient pas partie de sa responsabilité. Quatorze ans après une privatisation peu digérée par les automobilistes, ce nouveau « cadeau » aux concessionnaires autoroutiers fait bondir.

« Les autoroutes, ça ne leur suffit pas pour faire du fric sur le dos des automobilistes ! », s’est insurgé Jean-Luc Mélenchon, sur Twitter en réaction à la parution d’un article dans Le Monde vendredi 18 septembre. « Le gouvernement veut maintenant privatiser… les routes nationales », s’est indigné le chef de file de La France Insoumise.

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