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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

 

Olivier Véran en visite dans les hôpitaux de Marseille lance un appel à des personnels soignants pour venir en renfort pour accueillir les malades atteints de la COVID-19 dont le nombre augmente depuis quelques semaines. Mais pourquoi sommes-nous dans cette situation alors qu’il était prévisible qu’avec le déconfinement nous aurions besoin de lits supplémentaires. La réponse est simple : rien n’a été prévu et nous sommes revenus aux capacités hospitalières d’avant le pic de l’épidémie, voire même dans certains établissements, inférieures, du fait du manque de personnels. Le meilleur exemple est le CHU de Besançon qui annonce la fermeture de 28 lits car il n’arrive pas à recruter des infirmières.

Depuis plus d’un an, le mouvement des hospitaliers a posé comme première revendication la nécessité d’embauches massives pour soulager le travail du personnel présent, arrêter de fermer des lits et en ouvrir pour pouvoir répondre aux besoins. Pendant les quatre mois de répit que nous a laissé le coronavirus, rien n’a été fait : aucune embauche et aucune ouverture de lits en prévision de l’automne et de l’hiver, périodes habituelles de tension dans les hôpitaux depuis plusieurs années avec même le déclenchement chaque année de plans blancs locaux.

Le problème actuel n’est pas que nous ayons une « seconde vague » mais bien que nos hôpitaux ne sont pas en capacité de gérer à la fois le flux de patients habituels et les malades atteints la COVID-19 qui occupent aujourd’hui environ 20 % des lits de réanimation au niveau national. Si nous avions été entendus, au mois de mai quand nous réclamions le maintien d’un nombre de lits, notamment de réanimation, supérieur à celui du mois de février, nous ne serions pas dans cette situation de perte de confiance de la population vis-à-vis de mesures imposées autoritairement sans arguments vraiment convaincants.

Alors monsieur Véran, il va falloir changer de logiciel et écouter les personnels de terrain que vous avez refusé de recevoir lors de votre passage à Marseille, visiblement trop occupé par vos soucis de communication. Il semble plus important pour vous de parader devant les journalistes des chaînes d’information en continu, plutôt que de vous préoccuper de donner les moyens à l’hôpital de fonctionner. Il n’y a aujourd’hui qu’une seule solution face à l’urgence : il ne s’agit pas de faire appel à des « renforts » qui n’existent pas, mais de mettre en œuvre immédiatement un plan d’embauches et de formation massif.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier- SAMU 93

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