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El Diablo

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

Meeting de Jean-Luc Mélenchon le 18 mars 2017 , place de la République à Paris -photo: el diablo)

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Remportant 19,6 % des suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon provoque la surprise lors de l’élection présidentielle de 2017. Depuis, son crédit semble dilapidé, analyse Hadrien Mathoux dans un essai qui offre une réflexion fouillée sur les impasses rencontrées par la gauche dans son ensemble.

Par Aziliz Le Corre

Hadrien Mathoux est journaliste politique à Marianne. Il est chargé du suivi de la gauche et notamment de La France insoumise. Il publie Mélenchon: la chute, Comment La France insoumise s’est effondrée, aux éditions du Rocher.

FIGAROVOX. - Votre livre se nomme «Mélenchon: la chute». Toutefois, avant d’en arriver à ce point, voyons ce qui a constitué son acmé. En 2017, Jean-Luc Mélenchon se hisse à la quatrième place de l’élection présidentielle, avec 19,6 % des suffrages exprimés. Selon vous, qu’est-ce qui a constitué son succès?

Hadrien MATHOUX. - Il faut prendre la mesure de l’exploit qu’a réalisé Jean-Luc Mélenchon en 2017: réunir plus de sept millions de voix en défendant un programme aussi radical, qui plus est en ayant face à lui un candidat issu de l’aile gauche du Parti socialiste en la personne de Benoît Hamon, constitue un coup de maître. Il s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, les qualités personnelles propres à Jean-Luc Mélenchon, son charisme, son talent d’orateur lors des discours et des débats, l’efficacité de sa posture de pédagogue apaisé, sa capacité à incarner la défense de la dignité populaire. Ensuite, le choix payant d’une stratégie populiste, qui était loin de se limiter au fait de chanter la Marseillaise et de réintroduire des drapeaux tricolores en meeting ; lors de la campagne, Jean-Luc Mélenchon a envoyé balader tous les référents du gauchisme culturel pour adopter une ligne transversale combinant socialisme, patriotisme et républicanisme. Enfin, si l’Insoumis ne s’est pas présenté comme le candidat de la gauche durant la dernière présidentielle, il a de fait occupé ce rôle aux yeux de l’électorat, notamment au détriment de Benoît Hamon. Ce qui a mécaniquement entraîné le ralliement d’une large fraction du «peuple de gauche» sur son nom.

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