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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

image d'illustration

 

Les Néo-Calédoniens sont appelés à se prononcer sur l'accession du territoire à la pleine souveraineté dans le cadre d'une consultation populaire organisée deux ans après un premier référendum d'autodétermination. Explications.

Territoire composé de dizaines d'îles dans le Pacifique Sud, la Nouvelle-Calédonie compte aujourd'hui plus de 270 000 habitants et relève de la souveraineté française depuis 1853. Après avoir servi de bagne et de lieu pour l'exil politique, l'île est devenue un Territoire des Outre-mer (TOM) en 1946, avant d'accéder au statut de collectivité française en 1999.

Le 4 octobre 2020, sont appelés aux urnes quelque 180 340 citoyens inscrits sur une liste électorale spéciale pour le deuxième référendum d'autodétermination organisé dans le cadre de l'accord de Nouméa. Comme en 2018, où le « NON » avait recueilli près de 57% des suffrages, les électeurs doivent répondre à la question suivante « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » 

Cette consultation populaire s'inscrit dans « un long processus de paix et de dialogue qui a permis à la Nouvelle-Calédonie de surmonter les traumatismes de son histoire pour se tourner vers l’avenir », peut-on lire sur l'espace officiel du scrutin, disponible sur les services en ligne de l'Etat en Nouvelle-Calédonie.

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