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El Diablo

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par El Diablo

capture d'écran

 

L’humoriste Jean-Marie Bigard a annoncé en début de semaine qu’il renonçait à sa candidature à l’élection présidentielle 2022. Quoique la politique soit une chose trop sérieuse pour être laissée aux mains des professionnels, le mélange de la bouffonnerie et des affaires de l’État est plus à craindre encore.

Il se rêvait en Coluche, oubliant un peu vite qu’en 1981 le comique à salopette, ô combien plus talentueux que lui, avait fini par jeter l’éponge, un mois avant l’appel aux urnes. Le 12 septembre dernier, déjà, des gilets jaunes résiduels lui avaient fait savoir qu’il ne serait jamais leur porte-parole. Assommé par son exfiltration imprévue du cortège, Jean-Marie Bigard a fini par comprendre qu’il n’avait pas l’envergure pour incarner le joker du jeu – ou le Joker du film – à l’occasion de la prochaine présidentielle. C’est à se demander, en effet, ce que l’auteur du très spirituel Lâcher de salopes pouvait apporter à une nation qui souffre déjà d’être si mal représentée. Mais Bigard n’est pas franchement à blâmer. Il a cru comme d’autres avant lui qu’un public venu, massif, écouter des blagues de charcutier, pourrait bien s’enthousiasmer pour un libelle politique, pour peu qu’il soit conté sur le même registre. La trahison des élites et l’entrée de plain-pied dans l’ère médiocratique ne suffisent tout de même pas à faire du premier bateleur venu un homme d’État, même si le principe démocratique, par essence, en légitime l’idée.

(*) Envoyez les clowns…

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