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Salut et fraternité

El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

Par Xiao PIGNOUF

Le 1er juillet 1997, après plus de 150 ans de domination britannique, le territoire de Hong Kong, comprenant l’île de Hong-Kong, la péninsule de Kowloon et les Nouveaux Territoires, est rétrocédé à la République Populaire de Chine. Cette région avait été reçue par l’empire britannique en paiement des dommages subis lors de la première guerre de l'opium, ce avec l’aide de la France dans une ponctuelle et opportune association de malfaiteurs. Ce serait un truisme de préciser que durant ce siècle et demie sous le règne de la couronne d'Angleterre, les Chinois de Hong-Kong furent privés de leurs droits élémentaires.

Pendant près de 130 ans, Hong Kong fut un paradis capitaliste, un cercle extrêmement restreint d’Européens régnant sur une vaste majorité de Chinois. En mars 1858, le Times déclarait : « Hong Kong est toujours liée à une pestilence mortelle, une guerre suspecte ou une discutable querelle interne. À tel point que le nom de cette petite île bruyante, animée, querelleuse, mécontente et insalubre peut être utilisé à bon escient dans le langage populaire comme synonyme d’un endroit dont on ne parle pas dans la société polie ».

Cette perception n’était pas injustifiée. Hong Kong, hormis sa population locale, c’était alors un groupe de marchands corrompus et de pirates dirigés par une administration qui considérait le profit comme la priorité absolue. La colonie insulaire fonctionnait grâce à une main d’oeuvre très bon marché, à la contrebande et à l’opium. En 1918, la part des revenus du gouvernement de Hong Kong engrangés par l’opium était de 46,5%. Ces revenus étaient accumulés au profit exclusif de ses dirigeants qui cherchaient par tous les moyens à conserver leurs privilèges.

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