Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Information

1 Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos , dessins, vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

2 Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.

3 Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.

Salut et fraternité

El Diablo

Une adresse pour tout contact

et pour commenter les articles : 

moimicdup@gmail.com

Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

******

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

******

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

*****

 

Publié par El Diablo

Le logement et la crise énergétique: partie incontournable dans la lutte du pouvoir d'achat des populations de notre pays !

Plafonnement des loyers : Pour 2022, les augmentations de loyer sont limitées à 3,5%, et la revalorisation des APL à 4%.
Cette mesure est un véritable trompe-l’œil, notamment parce que l’APL, même majorée de 4%, ne permet pas de couvrir une hausse du loyer de 3,5%, ces pourcentages s’appliquant à des montants incomparablement élevés (en 2021, il fallait dépenser en moyenne 695 euros par mois charges comprises pour se loger alors que le montant moyen de l’APL par ménage était de l’ordre de 225 euros). C’est en réalité un gel complet des loyers qui aurait été souhaitable et une politique du logement qui contribue à leur baisse et permette à tout le monde de se loger.

Énergie : Sous couvert de mesures d’urgence, le volet énergie du projet de loi du gouvernement Borne camoufle des dispositions qui devraient relever d’un projet autour d’un véritable service public de l’énergie. Celui-ci devrait faire l’objet d’un débat plus vaste et plus approfondi au parlement, et non pas être restreint à quelques articles qui en fin de compte ne vont pas dans le sens d’une souveraineté énergétique à long terme.
Les questions de service public de l’énergie, de la production à la diffusion, sont un enjeu majeur d’avenir. Il est plus que curieux de tenter de régler par la question du pouvoir d’achat une crise des marchés de l’énergie durable et longue, qui prend notamment ses sources dans leur libéralisation et leur mise en concurrence.
Un grand nombre de mesures proposées montre bien la vision court-termiste du gouvernement en matière de politique énergétique. L’exemple le plus frappant est celui de la reprise du chantier du terminal méthanier au large du Havre. La capacité du pétrole de schiste à compenser la réduction du pétrole conventionnel est impossible sur le moyen terme. Il est donc très probable que le pic de pétrole soit atteint lors de la prochaine décennie. Pourquoi se lancer sur un projet aussi peu structurant alors qu’il pose un grand nombre de questions en matière de santé et sécurité des travailleurs mais également des habitants du territoire et alors que ses conséquences en matière environnementales seront nombreuses ?
De plus, le projet foule les dispositions en matière d’archéologie préventive, qui a pour objectif d’assurer, sur terre et sous les eaux, la détection et l’étude scientifique des vestiges susceptibles d’être détruits par des travaux liés à l’aménagement du territoire. Il est urgent de trouver de véritables voies pour un véritable service public de l’énergie. Celui-ci doit reposer sur la pérennité du statut des personnels des Industries Électriques et Gazières, qui est mis à mal dans le projet de loi en précarisant les emplois des centrales thermiques, remises en route aussitôt après avoir été fermées en grande pompe par Macron.

CAC 40 : Des performances records au premier semestre !
Les stars de la côte parisienne ont une nouvelle fois dépassé les attentes avec des profits cumulés en hausse de 26 % au premier semestre, à 72,5 milliards d'euros. Les grandes entreprises françaises ont réussi à défendre leurs marges en répercutant largement les hausses de coûts à leurs clients.
Les profits de TotalEnergies flambent avec le pétrole !!!
La flambée des prix de l'énergie, du pétrole et du gaz naturel a permis à TotalEnergies et à Engie d'afficher des bénéfices historiques de respectivement 17,7 et 5 milliards d'euros à la date du 28 juillet.
ArcelorMittal a également bénéficié des prix élevés des matières premières, avec 7,5 milliards d'euros de profits. Généreux avec ses actionnaires, le sidérurgiste a annoncé un nouveau programme de rachat d'actions de 1,4 milliard de dollars.
Dans l'automobile, les volumes baissent mais les marges progressent : « Face aux pénuries de composants, les constructeurs ont privilégié la production de modèles plus haut de gamme et plus rentables »
Stellantis a ainsi dégagé près de 8 milliards d'euros de bénéfices.
Les grandes valeurs financières du CAC 40 ont profité à plein de la remontée des taux. Les profits de BNP Paribas ont dépassé les 5 milliards d'euros, ceux d'AXA ont dépassé les 4 milliards. L'assureur français va consacrer une partie de cette manne à racheter 1 milliard d'euros de ses propres actions.
Le luxe améliore ses marges !!!
Fidèles à leur réputation, les leaders mondiaux du luxe ont réussi l'exploit d'améliorer encore leurs marges déjà élevées. Avec la technologie et l'énergie, il s'agit d'un des seuls secteurs à voir les profits ( +30 %) augmenter plus rapidement que le chiffre d'affaires (+25 %). Les grandes maisons françaises sont plus profitables que jamais : les marges opérationnelles d'Hermès et de Louis Vuitton sont ressorties à des niveaux historiques d'environ 42 %.
Tant au niveau international qu’en France, la classe dirigeante n’a jamais été aussi bien lotie. Pour ne citer qu’un exemple éloquent, pendant la pandémie et la crise économique qui l’a accompagnée, l’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, a vu sa richesse plus que doubler selon l’indicateur de richesse Forbes, passant de 76 milliards de dollars en 2020 à 166 milliards de dollars au 1er août 2022.

CIRETEC à Saint-Ay (Loiret) : Le 30 janvier 2022 un arrêt total de la production de l’usine a été causé par un incendie.
Ce sinistre a perturbé la filière électronique française, pénalisant plus particulièrement le secteur de la défense en déstabilisant la chaîne d'approvisionnement des systèmes électroniques de l'avion Rafale. En effet, cette société appartenant au groupe ELVIA, représente près de 10% du marché des circuits imprimés (PCB) en France et ses clients sont des acteurs majeurs des secteurs de l’aéronautique (Safran, Airbus….), de la défense (DGA, Thalès MBDA…) et du spatial (CNES, Sodern….).
La société CIRETEC était l'une des deux sociétés françaises qualifiées par l'Agence Spatiale Européenne (ESA - European Space Agency) et possédait également des agréments CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) pour la fabrication de circuits de haute technologie appelés HDI (High Density Interconnect). La fabrication française de circuits imprimés ne couvre aujourd’hui plus que 10% de la consommation nationale et notre dépendance vis-à-vis de l’Asie, en particulier, représente un véritable danger pour notre souveraineté sur des secteurs stratégiques.
C’est pourquoi le plan de sauvegarde de l’emploi et la non reconstruction de l’usine annoncés aux salariés le 28 juillet dernier, avec uniquement le maintien d’une petite unité de contrôle sur place employant dix sept salariés (effectif total : 71) est incompréhensible !
Alors que le Président de la République vient d’annoncer un investissement public historique de 2,5 milliards d’euros dans le secteur des semi-conducteurs au bénéfice de l’entreprise STMicroelectronics dans le cadre du plan « France 2030 », ne pas considérer l’ensemble de la filière « électronique » dans son intégralité incluant la chaîne de sous-traitance (PCB, back-end, composants passifs…) revient à maintenir ce pan transverse et clé de l’industrie française dans une situation de fragilité. Ensuite la décision prise par le groupe ELVIA vis-à-vis de CIRETEC, alors même que ce dernier a été racheté le 31 mars 2022 par le fond d’investissement TIKEHAU ACE CAPITAL en lien avec des donneurs d’ordres majeurs du secteur (Airbus, Dassault, Safran, Thalès…) dont certains clients historiques de CIRETEC, est également de nature à nous interroger sur la stratégie industrielle actuellement à l’œuvre et sur les enjeux associés à la filière dont les rapports donneurs d’ordres/sous-traitants.

La Poste : Généralisation du J+3: Plus lent, plus cher, plus polluant: une vision archaïque du service public postal !
Pour rappel, le 22 juillet 2021 lors de la réunion du comité de haut niveau, le Premier Ministre avait présenté des propositions pour compenser les missions de service public universel déléguées à La Poste. Les annonces par voix de presse de la suppression du timbre rouge (J+1) et la généralisation à J+3 ne sont donc pas une surprise. Mais comme nous l’avons déjà écrit, ces annonces ne sont pas une réponse aux attentes de qualités et au développement du service public. Financièrement, le Groupe La Poste n’a jamais fait autant de profits avec un chiffre d'affaires de 34,6 Md€ et un résultat net part du Groupe de plus de 2 Md€. Il faut rappeler que La Poste touche une compensation financière annuelle d’un milliard d’euros pour assurer ces missions de service public. Le financement des missions de services publics étant renvoyé à la solidarité fiscale. L’adage est bien connu mais toujours d’actualité « Il faut nationaliser les pertes et privatiser les profits ». La généralisation du J+3 modifie profondément le modèle industriel du traitement, de l’acheminement et de la distribution. Malgré la volonté affichée de maintenir la distribution 6 jours sur 7, une obligation de distribution du courrier à J+3 ne garantirait plus le passage quotidien du facteur. En effet cette mesure permettrait à La Poste de généraliser la mise en place de « la distribution pilotée » qui priorise la distribution du colis au détriment de la distribution quotidienne du courrier. Le courrier sera distribué avec le colis. Dans le cas où l’usager ou le client ne reçoit pas de colis, le courrier sera conservé 3 jours à la plate-forme courrier avant d’être mis en distribution. Le positionnement du gouvernement accompagne La Poste dans son choix stratégique qui consiste à faire du colis la priorité de l’acheminement et le déclencheur de la distribution. Cela mettra en danger le métier de facteur, des quartiers de distribution beaucoup plus vaste que les tournées actuelles, la mise à mal de la notion de titulaire de tournée et du rôle social du facteur auquel postiers et usagers sont attachés. Le lien usagers/facteur est un élément fort, reconnu et apprécié de toutes et de tous. Il est évident qu’une telle restructuration du courrier qui prioriserait la productivité à la qualité de service aurait des conséquences lourdes sur l’emploi et les conditions de travail. Cette décision n’irait pas dans le sens de l’histoire d’un point de vue environnemental car il conforte au contraire le schéma « tout routier » à l’inverse d’un indispensable acheminement par le ferroviaire qui diminuerait véritablement les émissions de CO2.
Seul, le développement d’un service public postal refondé, remettant les usagers et les postiers au cœur de ses principes fondamentaux, redynamisera l’économie et répondra aux enjeux sociaux et environnementaux. Les nombreuses luttes qui s’expriment chaque jour dans les services de La Poste sur les salaires, les conditions de travail, l’emploi, le service public démontrent que les personnels remettent en cause les choix stratégiques de l’entreprise. La CGT appelle à l’amplification des luttes pour le développement du Service Public, de l’emploi et des salaires.
Le Service Public Postal appartient aux salariés et aux Usagers ! C’est ensemble, que nous devons décider de son avenir, pour construire le Service Public Postal du XXIème siècle dont nous avons besoin.

MARSEILLE : les agents CGT des bibliothèques alertent !
Dans une lettre ouverte alarmante, la CGT des agents cadres des bibliothèques demandent à la mairie de prendre des mesures suite à « des faits graves au sein des services ».
« Vous le savez, Monsieur le maire, depuis vingt ans, les bibliothèques ont été la proie d’un trafic d’attribution de postes, de primes, de promotions, d’avantages divers qui minent leur fonctionnement », dénonce la CGT-ICT de la Ville de Marseille dans une lettre ouverte en direction de Benoît Payan (DVG). Un courrier au vitriol dans lequel l’organisation revient sur une série de maux que traversent les services des bibliothèques. Si certains sont connus, comme « le manque d’effectif [...] et la souffrance au travail des agents », d’autres sont bien plus problématiques.
« Nous pointons un système clientéliste datant de la précédente mandature avec notamment de la maltraitance managériale », résume la secrétaire générale du syndicat. Lequel a lancé, en 2021, une alerte éthique, dispositif mis en place avec la loi Sapin 2, pour la lutte contre la corruption et pour la bonne gestion des collectivités locales.
Cette alerte comporterait « les témoignages de 40 agents, des attestations lourdes, dénonçant des faits et graves et délictueux notamment de la part d’un cadre FO de la bibliothèque de l’Alcazar ».
« Pas de retour de l’administration ».
Outre la « maltraitance », elle évoque « une mainmise sur le recrutement et la promotion des agents ». Dans ce combat, l’organisation n’est pas seule. « C’est grâce au nouveau directeur de l’Alcazar que les agents ont pu s’exprimer », précise la déléguée syndicale. Par ailleurs, l’organisation a saisi la procureure de Marseille, pour ces faits, il y a quelques mois.
Si l’administration a diligenté une enquête pour les risques psychosociaux suite à l’alerte éthique, et a rencontré de nombreux agents, la CGT juge les résultats « insuffisants ». « 93% des personnels ne croient plus en l’avenir des bibliothèques », lit-on dans la lettre du syndicat, reprenant un sondage qu’aurait initié la Ville. D’où cette interpellation réclamant au Maire de « prendre des mesures contre ce cadre maltraitant ». « Malgré l’alerte, peu de choses ont bougé. Même s’il y a une amélioration du dialogue social par ailleurs, nous n’avons aucun retour à ce sujet », déplore le syndicat CGT. La Ville de Marseille devrait apporter des éléments à ce sujet en début de semaine.

SNCF : Entretien insuffisant du matériel : pannes à répétition
Plus personne en gare pour informer, orienter, trouver des solutions de substitution en cas de suppression du train…
Privatisation et réduction de l’entretien des abords : incendie… la végétation est moins coupée, les agents de conduite s’en plaignent parce que ça va parfois jusqu’à masquer la signalisation (!)… ces végétaux sèchent avec la chaleur et à la première étincelle tout part en fumée…

Sujet végétation !
L’entretien de la végétation était réalisé par les agents de l’Equipement (entretien de la voie) et certaines équipes spéciales. Comme le déneigement des quais l’hiver et tout un tas de tâches annexes, ça permettait de lisser leur charge de travail de l’année en plus de la surveillance et de l’entretien courant des installations… mais cela a été jugé trop coûteux et on a donc mis en marche la machine à « productivité » (en réalité la machine a suppression pure et simple). Les équipes de proximité (brigades) ont été supprimées à tour de bras, on a envoyé les agents aux travaux, augmenté les pas de visite et de maintenance, augmenté les délais d’intervention d’astreinte (puisque les agents restants sont désormais plus loin) et transféré les tâches annexes à des sous-traitants.
Les incendies c’est la faute à pas de chance, quoi que….
Un train ça fait des étincelles… la liaison fer sur fer (roue sur rail), le freinage lui aussi fer sur fer, et surtout en cas de dysfonctionnement des organes de roulement… la liaison entre les essieux du matériel roulant et le châssis est réalisée par un roulement noyé dans la graisse, qui constitue la boîte d'essieu… lorsqu’il se bloque, ça chauffe et avec la graisse ça brûle… la panne s’appelle « boîte chaude »… il y a théoriquement une surveillance des trains pour détecter ces anomalies (des détecteurs automatiques,les (Détecteurs de Boites Chaudes) qui contrôlent chaque essieu au passage du train et alertent l’agent circulation en cas de température anormale, où la Surveillance des Trains En Marche (la STEM) par les agents SNCF habilités)… évidemment tout ça coûte cher… donc la direction a mis en marche la machine à « productivité », toujours la même !
Les distances entre les DBC ont été augmentées (c’est désormais un point de contrôle tous les 40km), les distances entre 2 points de STEM aussi, et finalement tout cela a été négligé au point que de nombreux DBC sont en panne.
L’incendie du massif de la Montagnette près de Tarascon aurait été provoqué par un train. L’enquête est en cours mais un DBC aurait signalé un problème. Sauf que c’était trop tard.
Le réchauffement climatique va imposer un meilleur contrôle des éléments pouvant déclencher un incendie. Va-t-on revenir à un entretien des abords des voies plus régulier, des DBC plus fréquents, mieux entretenus… tout cela nécessite du personnel.
Il va falloir choisir.
Pour l’instant le gouvernement et la direction SNCF ont choisi : c’est le résultat financier d’abord (concurrence oblige).
Doubler le nombre de trains qui circulent est un bel objectif mais si on le fait dans les conditions d’aujourd’hui ce sera l’apocalypse ! Il faut d’abord des moyens humains et une bonne organisation de la production !
Bref il va falloir se battre pour que le travail redevienne le cœur de l’organisation de la production et plus la finance. Première étape : 29 septembre… l’hôpital, l’école, l’énergie, le ferroviaire… tous nos services publics souffrent des mêmes maux, mobilisons-nous pour les défendre (en plus de La défense de notre propre travail et de nos salaires).

Manque de Canadairs ? : Macron et les patrons préfèrent les avions de chasse et les jets privés
Face aux multiples incendies qui ravagent les forêts françaises, le pays ne dispose que de 12 Canadairs alors qu'on dénombre 211 avions de combat et plus de 550 jets privés. C'est une démonstration évidente de la nature destructrice et totalement irrationnelle de la production entre les mains du capital à l'heure où l'urgence climatique prend de plus en plus d'ampleur.
Cet été, sous la sécheresse et la canicule, l’Europe est en proie à des incendies historiques. La surface totale partie en fumée en Europe depuis le début de l’année atteignait 450 000 hectares soit quatre fois la moyenne à cette date entre les années 2006 et 2021.

Le producteur de Canadairs à l’arrêt depuis 10 ans !
Malgré cela, le constructeur des Canadairs, hydravion capable de larguer des tonnes d’eau sur des incendies, est à l’arrêt depuis plusieurs années : « Cela fait presque dix ans qu’aucun Canadair n’a été vendu ou livré ». Pour s’assurer une activité rentable, le groupe a en effet attendu que son carnet de commandes se remplisse pour relancer la production, et ne sera en mesure de livrer qu’à partir de 2026.
La suspension de la production de ce constructeur est dès lors très significative de l’incompatibilité entre la recherche de profit qui régit l’activité des industriels et la nécessité, en plus de celle de réduire drastiquement les émissions, de résister aux conséquences du réchauffement climatique dont les incendies font partie.

Un sens des priorités à la française : 12 Canadairs contre 211 avions de combat et 550 jets privés !!!
En France, l’armée de l’air dispose de 211 avions de combat pour plus de 500 aéronefs. La France compte également la troisième flotte de jets privés d’Europe, avec plus de 550 appareils prêts à répondre aux caprices d’excursions du patronat.
La comparaison avec la flotte de lutte contre les incendies est frappante : celle-ci compte seulement 12 Canadairs pour 26 avions au total. Ces appareils sont vieillissants : les deux tiers de la flotte sont en fin de vie. Et une partie se retrouve régulièrement clouée au sol pour entretien et maintenance. En plus de ça, la flotte manque de pilotes, et souffre d’une forte concentration à Nîmes, où se trouve le centre de maintenance. Face à cette situation et aux violents incendies, l’UE a mobilisé des avions de la flotte grecque pour venir colmater les trous de la flotte française.
L’état de la flotte reflète le manque de moyens dont sont victimes les pompiers de manière générale : « Nous disposons en France d’une force de frappe conséquente toutefois mise à mal ces deux dernières décennies à cause de logiques financières qui ont réduit la voilure dans certains départements. Certaines casernes se sont dotées de véhicules polyvalents, ce qui les empêche de venir en renfort dans d’autres régions quand la situation l’exige. Nous sommes passés de 7 500 casernes il y a quinze ans à 6 800 aujourd’hui et avons des ressources humaines limitées, qui ne sont pas toutes formées aux feux de forêts » explique Gregory Allione, président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers. Un manque de moyens contre lequel les pompiers se mobilisent depuis 2019, face au mépris et aux matraques du gouvernement.

Quelques petits gestes pour le climat !!!
Un vol sur 10 en partance de la France est un vol de jet privé, et 50% des émissions du secteur de l’aviation sont causées par 1% des personnes. Faire stopper au patronat ses petits caprices d’excursions en avion alors que le climat se réchauffe, que les forêts brûlent et que la majorité de la population subie de plein fouet la canicule reviendrait ainsi à diviser par deux les émissions du secteur du transport aérien.
Les larges capacités des avions militaires de transport et de ravitaillement les rendent particulièrement adaptés à la reconversion en bombardiers à eau anti-incendie.
Les possibilités ne manquent pas en matière de lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Elles nécessitent seulement de s’en prendre à ce qui pollue réellement, c’est-à-dire au patronat et à l’organisation totalement irrationnelle de la production qu’il défend.

Just Eat LYON : Licencie ses salariés pour imposer l'auto-entreprenariat !
Le bien nommé « Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) » de l’entreprise de livraison Just Eat implique le licenciement de tous les salariés de Lyon. Un renoncement au modèle économique salariant les livreurs. Ces derniers craignent d’être remplacés par les auto-entrepreneurs du prestataire Stuart.
« Le nouveau projet que nous envisageons consisterait à concentrer nos livraisons en modèle salarié uniquement sur Paris. » La nouvelle est tombée innocemment dans la boîte mail des livreurs employés par Just Eat à Lyon, le 16 juillet dernier. Zahim* (son prénom a été changé pour préserver son anonymat), livreur salarié de l’entreprise depuis un an, n’a même pas consulté ce courrier :
« On est bombardés de mails constamment, je ne les regarde plus. C’est les gars du syndicat CGT livreurs qui m’ont dit que c’était officiel. »
Le jeune homme de 21 ans soupire. Adossé à son vélo de travail orange vif, il vient de sortir des locaux de l’administration de Just Eat. Lui et ses trois collègues ont tenté d’intercepter le DRH parisien pour essayer d’obtenir des explications : Il n’a rien voulu nous dire. Je le savais de toute façon, mais il faut bien faire quelque chose.
« Just Eat n’a même pas deux ans à Lyon »
Pour autant, il ne s’agit pas là de sa préoccupation première. L’étudiant en maths-informatique a du mal à se projeter dans l’avenir. Son contrat de 21 heures par semaine lui permet de payer son loyer. Il craint de se trouver dans une situation financière inextricable.
« Je ne sais pas ce que je peux faire, répète-t-il. Je ne veux pas aller chez Uber, c’est l’arnaque. »
L’angoisse du licenciement avait déjà saisi Zahim en avril dernier, quand les salariés avaient été informés du premier plan de restructuration lancé par Just Eat. Celui-ci annonçait qu’environ un tiers des livreurs de France allaient perdre leur emploi.
Peu à peu, la rumeur selon laquelle tous les salariés, hormis ceux de Paris allaient être licenciés s’est propagée. Mi-juillet, sur les 800 salariés que compte la start-up, 359 étaient concernés, dont 38 à Lyon.
« Tout sauf redevenir auto-entrepreneur »
Maher* (son nom a été modifié pour préserver son anonymat), étudiant en sciences cognitives âgé de 24 ans, temporise : « Ce n’est quand même pas le paradis, un CDI à Just Eat. On est payés au SMIC horaire sans prise en compte de nos heures de nuit, de la pénibilité du boulot, des prises de risque… »
Just Eat est la seule start-up évaluée, à plus d’un milliard de dollars ayant fait le choix de salarier une partie de ses livreurs. Uber Eats et Deliveroo continuent quant à eux de travailler avec des livreurs sous le statut d’auto-entrepreneurs, écopant parfois au passage de condamnations pour travail dissimulé, comme cela a été le cas de Deliveroo en avril 2022.

Royaume-Uni : Refus de payer les factures d'électicité !!!

Les factures d’électricité impayées au Royaume-Uni ont triplé sur un an pour atteindre 1,3 milliard de livres, un record, signe de l’impact de la flambée du coût de la vie sur les Britanniques, d’après le site comparateur Uswitch.
Le régulateur des tarifs énergétiques britannique Ofgem doit annoncer le 26 août un relèvement du plafond des prix de l’énergie. Il devrait passer de 1.971 livres par an à 3.358 livres par an pour un foyer moyen en Grande-Bretagne, en raison de la flambée des cours de l’énergie.
Une campagne anonyme appelée « Don’t pay » (ne payez pas) a été lancée avec près de 100.000 participants, demandant une réduction des factures énergétiques à un « niveau abordable » sous peine de faire la « grève » des paiements de factures électriques à partir du 1er octobre !

SOURCE

Commenter cet article