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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par Michel El Diablo

Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
 
Le 8 février 1962 à Paris est organisée à l’appel des syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI, UNEF et le soutien du Parti Communiste Français et de la Jeunesse communiste une manifestation pour dire « Paix en Algérie », « OAS assassin » et « Union sans exclusive contre le fascisme »
 
Il y a environ 60.000 manifestants en plusieurs cortèges car la manifestation est interdite (Maurice Papon est alors préfet de police et le gaulliste Roger Frey ministre de l’intérieur).
 
Quand la manifestation arrive au niveau du métro Charonne, ses organisateurs appellent à la dislocation. Néanmoins, au même moment, les policiers chargent avec leurs longues matraques noires (« les bidules »), ils cognent sans retenue et s’acharnent contre des manifestants sans défense. Il y a des centaines de blessés. Neufs manifestants sont littéralement massacrés dans les escaliers du métro Charonne, écrasés par des projectiles de toutes sortes lancés par des policiers ivres de rage.
 
Les 9 martyrs du métro CHARONNE
 
Jean-Pierre Bernard
Trente ans. Dessinateur à la direction des Télécommunications. Secrétaire de la section du PCF dans le 15e arrondissement de Paris. Père de trois enfants.
Fanny Dewerpe
Trente et un ans. Secrétaire. Famille décimée par les nazis. Mère d’un garçon de neuf ans. Partie à la manifestation du 8 février en souvenir de son mari, mort des suites de violences policières subies en 1952. Elle est morte à son arrivée à l’hôpital Saint-Louis.
Daniel Féry
Quinze ans et demi. Apprenti à la SERP, la société qui assurait le routage de "l’Humanité". Il était membre des Jeunesses communistes et de la CGT. Ce soir-là, il avait décidé de ne pas aller à son entraînement de boxe pour manifester. " Dans cinq ans, je partirais en Algérie si notre action à tous ne parvient pas à imposer la paix ", expliquait-il.
Anne Godeau
Vingt-quatre ans. Employée des PTT. Communiste. Nantes, ses parents reçoivent, le 9 février, sa dernière lettre : " Ce soir, je vais à une manifestation à la Bastille, encore interdite par le préfet de police. Vraiment, on fait tout pour protéger l’OAS. "
Édouard Lemarchand
Quarante ans. Artisan menuisier, il venait d’entrer à l’Humanité comme vendeur organisateur.
Suzanne Martorell
Trente-six ans. Mère de trois enfants. Travaillait au service routage de "l’Humanité".
Hippolyte Pina
Cinquante-huit ans. Maçon. Ce communiste avait fui le fascisme italien. Il a succombé à ses blessures le 9 février 1962 à l’hôpital Saint-Antoine.
Raymond Wintgens
Quarante-quatre ans. Typographe. Militant de la CGT. Sur la table de sa cuisine, il a laissé un dossier avant de partir à la manifestation. à l’intérieur, des tracts de la CGT sur lesquels on pouvait lire : " Pour que 1962 soit une bonne année, s’unir, s’organiser, lutter... "
Maurice Pochard
Quarante-huit ans. Deux enfants. Durement matraqué, il parvient cependant à rentrer chez lui. Puis il est hospitalisé d’urgence. Coma. Quatre opérations. Il meurt après deux mois et demi de souffrances.
 
Nous ne les oublierons pas !
 
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
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Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
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Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
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Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE
Il y a 53 ans, le 8 février 1962...Souviens-toi de CHARONNE

Commenter cet article

pamphile 09/02/2011 17:19



Il n'y a pas si longtemps je passais journellement devant la plaque commémorative au métro Charonne. Je crois que chaque fois j'ai jeté un regard à la liste de ces martyrs.


Merci pour eux de votre rappel. Il ne faut pas les oublier. Il ne faut pas oublier ce crime odieux commis par des policiers français. C'était une face du gaullisme et la guerre d'Algérie ne peut
être une excuse !