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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par eldiablo

Nous croyons savoir que le droit de vote est l'outil du "pouvoir du peuple", en quelque sorte un moyen d'action contre le capitalisme, de résistance contre la guerre des riches contre les pauvres... et d'élection en élection, de 2002 à 2007, on voit au contraire se défaire les résistances électorales, les rapports de forces pour les pauvres, et on voit émerger un vote populiste, porteur de ruptures réactionnaires terminant la déconstruction du compromis social et institutionnel issu de la résistance.

 

Depuis ma première bataille électorale en 1978, et ce que j'avais vécu commun un terrible échec, je me suis endurci à chaque élection d'un nouveau recul de ce "thermomètre" dont Lénine soulignait l'importance pour un révolutionnaire... jusqu'à ces 1,9% qu'annonçaient pourtant toutes les critiques faites au sein du PCF contre sa stratégie de dilution dans les collectifs antilibéraux

 

Il y a évidemment beaucoup à dire...

 

- sur le brouillage sociologique apparent du vote 2 ans après un NON au référendum révélant une fracture sociale profonde, un "vote de classe" que les dirigeants du PCF ont appelé un "NON de gauche" pour se rassurer ou plutôt tenter de faire croire à la réussite de leur orientation "a-communiste". De ce point de vue, il semble que le NON ouvrier en 2007 se soit réparti entre Le Pen, légèrement en tête, Sarkozy, Royal et même Bayrou, plaçant Sarkozy devant dans les départements historiques du PCF...

 

- sur le résultat de Besancenot qui permet aux dirigeants de la LCR de se rassurer ou plutôt de tenter de faire croire à la réussite de leur orientation antilibérale autour de l'organisation troskyste. Pourtant, il est facile de mesurer combien le rapport de forces serait différent si les résultats de la LCR et du PCF était inversés ! La perspective d'une reconstruction possible d'un parti communiste serait un obstacle essentiel aux recompositions socialistes vers le centre...

 

- sur la dimension populiste du vote Sarkozy et de sa récupération du vote Le Pen aggravant encore les fractures dans le monde du travail entre exclus et inclus, s'appuyant sur les règles fondamentales de la concurrence dans le marché du travail, valorisant "ceux qui se lèvent tôt" contre les "assistés" et ce qui reste de protections dans le service public. La droite  gouvernementale a reconquis un vote populaire contre la solidarité de classe...

 

- sur la "nature" du succès d'un parti socialiste qui fait son meilleur résultat électoral au 1er tour d'une présidentielle dans un contexte du plus faible score de la gauche depuis 1965, effaçant ainsi d'une seule date la longue période historique post 68 du programme commun et du miterrandisme, ouvrant (enfin pour ses promoteurs !) la voie du compromis centriste, la sortie définitive d'une définition "sociale" de la gauche...

 

Les législatives peuvent renforcer ou infléchir cette situation, et le nombre de députés communistes réélus en sera le baromètre. C'est pourquoi la seule bataille qui compte est celle de transformer le maximum de vote des quartiers populaire pour Ségolène en vote communiste au 1er tour des législatives... tout en sortant le PCF des discours bcbg de gauche pour parler de la réalité des souffrances populaires, donc de la précarité et de l'insécurité, de la nation et des sans papiers...  Cela commence par un appel pour le vote Royal, tentant de défaire les illusions existantes... (bataille difficile, mais sans alternative).

 

Mais après 30 ans de vie politique qui m'a appris a me désintéresser avant et après l'élection des boules de cristal, j'ai besoin de toute urgence d'une réflexion théorique sur la nature du suffrage universel,  le rapport entre élection et luttes, entre démocratie et révolution.

 

Le manifeste a-t-il raison de nous dire que "la première étape dans la révolution ouvrière est la constitution du prolétariat en classe dominante, la conquête de la démocratie. Le prolétariat se servira de sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeois" .

 

Le premier vote au suffrage universel après la révolution de 1848 en France a porté le populiste Napoléon III au pouvoir avant de le désigner empereur. Elu sur des discours défendant les travailleurs, il est le symbole de ce césarisme qui traverse l'histoire de la droite en France et ailleurs, et dont Sarkozy n'est que le prolongement. Marx explique que ce vote, en mettant à bas le pouvoir parlementaire bourgeois, est une étape pour le prolétariat avant de s'attaquer au pouvoir exécutif... son célèbre "bien creusé vieille taupe" n'était-il pas une illusion ?

 

Marx n'a-t-il pas sous-estimé la capacité de la bourgeoisie à organiser la démocratie à son usage, à aggréger des forces sociales autour d'elle et non pas comme nous le dit le manifeste à prolétariser toujours plus largement les couches sociales dont elle détruit les conditions d'existence ? Dans quelle période historique a-t-on vérifié qu'au moment où la lutte des classes approche de l'heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu'une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l'avenir. De même que, jadis, une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat. De fait, ne faut-il pas constater la capacité renouvelée de la bourgeoisie à valoriser dans la crise certaines couches sociales contre d'autres, tout comme elle permettait déja il y a un siècle à certaines parties de la classe ouvrière de bénéficier partiellement des rentes coloniales ?

 

Quelle importance des médias, comme outil de domination, et quelles en sont les limites qui ont laissé passer le NON du 29 Mai... ? Quelle stratégie de convergence pour les outils alternatifs  possibles,  notamment devant la multiplication des initiatives sur internet ? Quelle place pour un journal "l'Humanité" quittant les chimères de Lagardère pour retrouver les luttes communistes ? Quelles formes nouvelles d'usage des médias, photos, vidéos, blogs.... qui ne soit pas un défouloir fragmenté des coups de colères individuelles, mais comme l'évoque Lénine dans "Que Faire?", un outil d'organisation ?

Quelle bataille sur le contenu du  système électoral, pour la proportionnelle intégrale, et l'organisation même des élections, des bureaux de votes. Ne faut-il pas détruire le mythe du citoyen solitaire qui porte dans son bulletin tout le poids du monde, et retrouver des formes plus collectives de participation au vote ? Un témoignage télé d'un travailleur de la banlieue d'Oyonnax annonçait un déplacement en manifestation des beurs au bureau de vote contre le vote raciste du centre ville... ne ressentait-il pas le besoin d'un vote porteur d'une solidarité de classe effective ?

 

bref, s'il y a des leçons immédiates à tirer de ce vote 2007, la première me semble être l'urgence de l'effort théorique. Le mouvement communiste souffre bien sûr de son émiettement, mais plus profondément encore de son incapacité à réouvrir le terrain de la lutte théorique. Il a besoin d'un nouveau manifeste !

 
P.-A. M.
 
 

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makhno 11/05/2007 18:03

Dans le seul but d'apporter ma modeste pierre à "l'effort théorique", une petite citation du père Victor, il n'était sans doute pas marxiste, mais ceux ci (et donc moi même), ont encore beaucoup à apprendre de lui. (dans Choses vues) :MIl n’y a pas cent socialismes comme on le dit volontiers. Il y en a deux. Le mauvais et le bon. Il y a le socialisme qui veut substituer l’Etat aux activités spontanées et qui, sous prétexte de distribuer à tous le bien-être, ôte à chacun sa liberté. La France couvent, mais couvent où l’on ne croit pas, une espèce de théocratie à froid, sans prêtre et sans Dieu. Ce socialisme-là détruit la société.Il y a le socialisme qui abolit la misère, l’ignorance, la prostitution, les fiscalités, les vengeances par les lois, les inégalités démenties par le droit ou par la nature, toutes les ligatures, depuis le mariage indissoluble jusqu’à la peine irrévocable. Ce socialisme-là ne détruit pas la société, il la transfigure.En d’autres termes, sous le mot socialisme comme sous tous les mots humains, il y a la vérité et il y a l’erreur.Je suis contre l’erreur et pour la vérité.Victor Hugo