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Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo


 

Le mouvement des lycéens et des professeurs s'enracine, c'est pourquoi le ministre de l'éducation nationale affiche une forte arrogance à l'encontre des lycéens. A Créteil ce sont les forces de police qui interviennent contre les jeunes manifestants venus interpeller le rectorat. Les 11200 suppressions de postes prévues dans l'éducation nationale à la rentrée prochaine ne passent pas.  L'objectif que s'est fixé le pouvoir est d' obtenir  80000 suppressions en 2012. L'école est en danger. Depuis plusieurs semaines professeurs, lycéens, collégiens, parents d'élèves se retrouvent donc dans l'action à Paris, en banlieue, dans les principales villes de France. Les lycéennes et lycéens des filières professionnelles sont en pointe, le ministre ayant décidé d'en finir avec le passage du bac pro en 4 ans pour le ramener à 3 ans. A terme cette mesure permettra de grappiller 10000 postes. Alors qu'il existe d'énormes besoins en main d'œuvre qualifiée dans plusieurs branches d'activité, notamment en mécanique ou dans le BTP, les mesures gouvernementales sont contraires à l'intérêt des jeunes et du pays. La lutte des professeurs et des lycéens revêt donc un caractère d'intérêt général. Des crédits décents pour l'école, l'université et la recherche est une exigence liée à l'avenir de la jeunesse. Cette cause est nationale, elle nous concerne tous. En 2006 contre le CPE 3,5 millions de manifestants dans les rues mettaient à genoux le gouvernement. Pourquoi pas en 2008 ?

source: "combat communiste"

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