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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

L'Assemblée nationale a adopté jeudi 22 mai 2008, à la quasi-unanimité, un amendement surprise au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. « Les langues régionales appartiennent au patrimoine » de la Nation, prévoit l'amendement présenté par le président UMP de la commission des Lois et qui complètera l'article 1 de la Constitution.

En quoi les langues régionales seraient elles brimées en France pour qu'il faille en catimini modifier l'article 1er de la Constitution, sans débat préalable ?

La diversité linguistique existe même si, bien souvent, elle relève plus du folklore que d'une réelle diversité culturelle. Vous imaginez MOLIERE ou VOLTAIRE traduits dans certains patois dont la conjugaison se limite à 3 personnes au lieu des 6 de la langue française ? Inscrite comme principe constitutionnel, elle introduit la division et contredit l'article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958: « La langue de la République est le français ». Cette nouvelle disposition : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine » située à l'article 1er hiérarchise ces principes fondamentaux. Ceci constitue une concession essentielle au communautarisme. Elle sera très vite instrumentalisée par les groupes de pressions qui ont réussi là un bon coup constitutionnel.

Ainsi, dans les écoles bretonnantes DIWAN (fondées en 1942 par le collaborateur notoire « JAN » puis finalement agréées quelques décennies plus tard par un certain « Djack Lang »), le Français deviendra la « seconde langue » pour toute la scolarité des élèves concernés.

C'est le principe même de citoyenneté qui est remis en cause et ainsi « différencialisé » selon les ethnies locales. Des droits différenciés constitutionnalisés au nom d'une langue régionale. Les rapports sociaux se construiraient alors dans des logiques communautaires à prééminence linguistique contre le principe de la citoyenneté, selon des droits différenciés et communautaires. Le lien communautaire s'opposera au contrat social, au contrat national. Toutes les revendications alimentées par des foyers identitaires valident ces tentations d'un communautarisme politique. Elles condamnent la laïcité et le « vivre ensemble » inhérent à la notion même de Res Publica. Le groupe deviendrait attributaire de droit et non plus le citoyen.

Le Conseil Constitutionnel dans sa décision 99-412 du 15 juin 1999, au sujet de la charte européenne dans langues régionales, confirme nos craintes lorsqu'il énonçait : « ''La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ; que le principe d'unicité du peuple français, dont aucune section ne peut s'attribuer l'exercice de la souveraineté nationale, a également valeur constitutionnelle ;

Considérant que ces principes fondamentaux s'opposent à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit, définis par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance'' ».

Auparavant, dans une décision 96-373 du 9 avril 1996 portant statut d'autonomie de la Polynésie française : « Le Conseil a tenu à préciser, aussi, que la reconnaissance de la possibilité d'utiliser les langues tahitienne et polynésienne ne saurait aller contre le principe inscrit dans la Constitution que le français « est la langue de la République'' ».

Rappelons dans le cadre de l'affaire Diwan d'intégration des écoles communautaires linguistiques par immersion, donc avec l'usage exclusif de la langue bretonne comme langue d'enseignement, le Conseil d'Etat a fait droit à deux recours du CNAL et de l'UNSA Education en s'appuyant sur nos principes constitutionnels. Introduire aujourd'hui cette disposition dans la Constitution remet en question ces décisions. L'enseignement par immersion fait du français une langue seconde. Certes, on peut considérer que c'est du ressort de l'Etat d'offrir aux élèves qui en font la demande la possibilité de compléter le socle commun de connaissances requis par des matières optionnelles (des langues régionales, certains sports peu pratiqués, etc.). Est-ce bien au moment où l'Etat supprime 12500 postes d'enseignants et diminue drastiquement le nombre des heures/classe accordés aux EPLE pour l'enseignement des matières ESSENTIELLES qu'il faut accorder - avec la force d'un texte constitutionnel de surcroît - à quelques minorités locales des moyens supplémentaires... qui vont cruellement manquer pour l'enseignement du Français ou des Sciences Humaines ?

Décidément, le Sarkozysme est de plus en plus synonyme de remise en cause systématique des fondements de notre République et de retour en force à l'Ancien Régime... celui des « parlements » locaux réunis sous la seule autorité du Monarque !

Thierry P.

Directeur d'école primaire

syndicaliste

source: "respublica"

 

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racaille 26/05/2008 19:45

C'est à toute une série d'idées fausses auxquelles on assiste là.1° les gens du Nord et ceux du Sud n'ont pas les mêmes métiers : il n'y a aucun manadier dans les marais de Ternoise, aucun mineur dans le Var ; pourquoi auraiet-ils la même lange ?2° le français systématique a représenté un appauvrissement fantastique, il s'est d'ailleurs imposé par la violence ; mes duex grands-pères ont été battus en classe lorsqu'ils parlaiet provençal ; un des rares poètes français a avoir eu le Nobel pour l'ensemble de son oeuvre écrivait en provenal ; il s'agit de Frédéri Mistral3° il y avait avant guerre (donc dans les années 30) plus de 300 théatres traditionnels de marionnettes à Amiens (chés cabotans) ; que je sace, la III° république n'était pas la royauté. Cela me parait un peu facile d'assimiler la multiculturalité à la royauté, compte tenu que cette multiculturalité a été combattue par la violence. Pour une fois, francophone, mais aussi anglophone, picardisant, provençalisant, je suis sans réserve avec cette inscription dans la CConstitution.

Jean LEVY 26/05/2008 18:30

Je suis d'accord avec ce texte. Aussi je le reproduis sur mon blog pour lui donner une diffusion accrue.Par contre, je ne partage pas le commentaire de Michel Peyret. Je n'ai rien contre les langues régionales qui maintiennent une culture et une histoire. Mais la modification constitutionnelle envisagée serait de faire des langues régionales ds langues à l'égal du français. C'est la mise en application de l'Europe des Régions. Il faut donc être vigilant !Quant à l'allusion langue d'Oc-langue d'Oil, on oeut aussi remetre en cause la capitale de la France...JL

Michel Peyret 26/05/2008 16:58

L'occitan , langue d'Oc , n'aurait-il pas pu être la langue de France au même titre que l'a été la langue d'oil . Il a fallu les croisades des féodaux du Nord contre les hérésies des pays occitans pour que cela ne soit pas le cas ! Il ne faut pas tout confondre ! Et n'est-ce pas François 1er qui a établi le langue d'oil comme le Français !MP.