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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

Où en est le peuple de France dans son cheminement de recherche d'une alternative aux exploitations et aliénations qu'impose la domination du capitalisme à toute la société comme à chaque individu qui la compose ?

UN MOUVEMENT DANS LA LONGUE DUREE

Pour nous en tenir aux dernières décennies, c'est certainement en 1992, lors du référendum sur le traité de Maastricht, qu'il rompt pour la première fois nettement avec la " pédagogie du renoncement " que le florentin Mitterrand lui avait quelque peu machiavéliquement instillée dès 1983, et reprend l'offensive en s'inscrivant dans le prolongement d'un mai 1968 laissé jusque là dans les jachères de son inachèvement...
Les années 70 sont celles du " programme commun ", de la montée consécutive des aspirations et des illusions, qui aboutissent, après bien des aléas, à l'élection de François Mitterrand en 1981. Il n'avait pas " mégoté " pour donner une crédibilité à la " rupture avec le capitalisme " qu'il préconisait haut et fort.
Las, très vite, il apparaît, aux dépens des illusions engendrées, que ce n'est pas le mouvement de 1968 qui va enfin trouver son expression finale. Au contraire, avec le " tournant " de 1983, ce sont les premières mesures de débridement des marchés financiers, l'instauration de la libre circulation des marchandises et des capitaux qui allait accélérer et consacrer une double évolution du capitalisme dans sa mondialisation et sa financiarisation au détriment des peuples.
En France, ainsi, ce sont les gouvernements dits de " gauche " qui mettent en place les fondements de la " Révolution conservatrice " et contribuent à donner à la construction européenne des instruments étatiques nouveaux, notamment monétaires avec l'euro, la BCE et un ensemble de dispositions financières visant à enlever aux peuples des éléments essentiels de leur souveraineté, avec des effets et des conséquences dont le caractère néfaste apparaît maintenant clairement avec la nouvelle crise financière et l'impossibilité d'y apporter des remèdes salvateurs.

LE PEUPLE S'INSURGE!

Mais déjà en est-ce trop puisque le peuple français s'insurge une première fois : au référendum de 1992, le OUI au Traité de Maastricht l'emporte d'extrème justesse et ce sera l'avertissement majeur qui annonce les mouvements de 1995, puis la victoire de la " gauche plurielle " en 1997... et la sanction impitoyable de son bilan et de son gouvernement en 2002 !
Le peuple comprend qu'il ne peut compter sur les gouvernements de "gauche", de "droite", sinon de " cohabition ". Ce sera dans les luttes sociales qu'il cherchera à affirmer sa souveraineté dans une conscience toujours plus claire que, derrière la "gauche" et la "droite" au pouvoir, c'est bien le capitalisme et les formes institutionnelles qu'il s'est donné qui sont l'ennemi qu'il doit combattre.

Ainsi, en 2004, aux élections au Parlement européen, le peuple confirme et amplifie son rejet de l'évolution vers un Etat européen castrateur en s'abstenant au niveau de 57 %, abstention qui monte à plus de 80 % dans certains pays de l'Est récemment " admis " dans l'"Union", avertis qu'ils étaient par l'expérience supranationale dont ils venaient de s'extraire !
Nouvelle insurrection populaire, le rejet est confirmé en 2005 contre l'avis de la quasi-totalité des forces politiques et des médias lors du référendum relatif au Traité constitutionnel. Parallèlement, une étude d'opinion confirme et amplifie ce résultat en mettant en évidence que 61 % des Français considèrent le capitalisme comme négatif, pourcentage qui est dépassé jusqu'à plus de 70 % chez les jeunes, voire à plus de 80 % quand il s'agit du MEDEF, jeunesse qui ne tardera pas à s'affirmer dans des luttes et manifestations remarquables par leur niveau politique et leur responsabilité.

2007, UNE RUPTURE ?

L'élection présidentielle de 2007 s'inscrit-elle en rupture dans ce mouvement qui se construit et s'affirme dans la longue durée ?
A l'évidence non ! Cette élection est plutôt la négation, la caricature, tant les contrefaçons ont dénaturé, perverti jusqu'à la farce tragique les aspirations démocratiques et sociales du peuple français ! Elle condamne devant l'histoire tous ceux et celles qui ont pris la responsabilité d'apporter leur contribution à cette mystification.
Une candidature inspirée par les grands médias capitalistes s'impose finalement au Parti socialiste et aux différents prétendants à la candidature. Elle en affronte une autre, également émanation des forces du capital et de la finance, tandis qu'à " la gauche de la gauche " une comédie tragique ne trouve que de mauvais acteurs pour laisser délibérément et honteusement le champ libre à l'affrontement préfabriqué !

Ne sommes-nous pas là dans les summums de la contrefaçon, de la caricature, de la mystification, de la tromperie collective, de l'imitation burlesque ou de la parodie démocratique ?

CE N'EST PAS LE POUVOIR DU PEUPLE MAIS L'INVERSE !

Ou bien dans les abords de la contre-démocratie chère à Pierre Rosanvallon ?
Ou encore faut-il dire avec Jacques Rancière que la " présidentielle n'est pas l'incarnation du pouvoir du peuple mais l'inverse! " tandis que d'autres, comme Alex Lantier, considèrent que " les élections locales françaises révèlent le discrédit de l'établissement politique ! ".
Pour sa part, Anicet Le Pors interroge : " Pacte républicain ou dérive bonapartiste? " tandis que pour Paul Allies il s'agit de l'enlisement de la démocratie locale avec la disparition tendancielle de l'élu local.
Matthieu Baumier, lui, veut penser la modernité post-démocratique, une démocratie virtuelle aidée par une propagande politique et médiatique toute puissante rejoignant de fait Jacques Juillard s'interrogeant aussi sur l'ère post-démocratique : "Fin de siècle ou fin de cycle ? Démocrates, encore un effort ! "

LES FINS D'UN SYSTEME

Oui, nous sommes sans doute dans les fins du système et, par delà les constats, il conviendrait de définir les causes profondes de ces évolutions profondément négatives.
Oui, il y a des évolutions qui ont été, et sont toujours plus encore funestes pour le pouvoir du peuple, du citoyen que l'on amuse avec des démocraties dites participatives sans compétences et moyens financiers, qui souvent ne sont plus dupes de ces comédies auxquelles on veut les soumettre en les faisant participer à ces parodies.
Nous avons déjà noté le rôle de la " gauche " dans le dérèglement, la dérèglementation des mouvements de capitaux, des marchandises et des marchés financiers qui, ainsi, ont été émancipés de toute maîtrise publique. On se souvient du fameux " Oui à l'économie de marché " de Lionel Jospin et de l'impuissance politique à laquelle il se condamnait ainsi, impuissance qu'il reconnaissait lui-même quand il avouait ne pouvoir rien faire face à un patron comme Michelin décidé à licencier, à fermer un site industriel !

Michel Peyret

 

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