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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

Géorgie: La Russie tord le long bras des États-Unis dans le Caucase

Cinq jours après que la Géorgie a lancé une attaque contre l'Ossétie du Sud, la Russie et la Géorgie en sont venues à un cessez-le-feu. Quel est le véritable enjeu de ce conflit sanglant ?

8 août. Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud (région séparée de Géorgie en 1990, dont 90 % de la population est de nationalité russe), a subi de lourds dégâts. Il y a eu des centaines de morts et de blessés mais on ne dispose pas encore de chiffres précis. Des dizaines de milliers d'habitants sont en fuite. L'armée russe vient en aide au gouvernement autonome de l'Ossétie du Sud avec chars et blindés et elle bombarde des installations militaires géorgiennes impliquées dans l'agression. Là aussi, bien des victimes civiles sont à déplorer.

La plupart des médias et hommes politiques occidentaux savent directement sur qui rejeter la faute : le séparatisme de l'Ossétie du Sud et la politique d'intérêts de la Russie. Mais un examen des intérêts sous-jacents met d'autres éléments en lumière.

Le conflit entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud est le résultat de l'accroissement des contradictions ethniques que connaît le Caucase depuis la chute de l'Union soviétique. Toutes les anciennes républiques soviétiques du Caucase sont composées d'une mosaïque de groupes ethniques et de cultures. Quand l'URSS s'est démantelée, de sérieuses contradictions nationales sont apparues entre la Russie et d'autres anciens États soviétiques et, au sein même de ces États, entre les divers groupes ethniques de population.

Ces 17 années écoulées, ces conflits ont abouti à la violence et à la guerre civile en Tchétchénie, au Daguestan, dans l'enclave arménienne du Nagorni-Karabakh, en Azerbaïdjan, etc. L'ancienne Yougoslavie a elle aussi subi le même sort.

Un Américain devient le patron de la Géorgie

En 2004, les États-Unis intronisent l'actuel président géorgien Saakachvili, avec l'aide du multimilliardaire Soros. Saakachvili est un citoyen américain qui a habité New York jusqu'au début des années 2000. Il y travaillait comme avocat. Il est très nettement proaméricain et antirusse. Depuis qu'il est devenu président, en 2004, il renforce le nationalisme géorgien et il exploite le sentiment antirusse. Il a également mis les Ossètes sous pression, par exemple, en voulant interdire à ces derniers de suivre un enseignement dans leur propre langue.

Tout ceci, bien sûr, crée des tensions avec l'Ossétie du Sud qui a perdu son statut d'autonomie. Et la Géorgie, par ailleurs, tente de rendre difficile les relation de l'Ossétie du Sud avec l'Ossétie du Nord (région autonome de Russie) et de la Russie.

Depuis 1994 déjà, les États-Unis fournissent à la Géorgie une aide militaire sans cesse croissante. Aujourd'hui, la Géorgie est le pays le plus proaméricain du Caucase. Le régime entretient des liens spéciaux avec les États-Unis, et surtout avec le Pentagone. Après Israël, la Géorgie est le pays qui reçoit le plus d'aide militaire américaine par habitant. En échange de ce soutien, la Géorgie a 2 000 militaires en Irak, soit le 3e contingent en importance après ceux des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Et ce, pour un pays de 4,5 millions d'habitants.

Le pays sert aujourd'hui de base arrière à de nombreux mouvements antirusses du Caucase, entre autres de Tchétchénie et du Daguestan.

De même, avec Israël, la Géorgie a développé de solides liens militaires et économiques. Depuis 2000, Israël a vendu pour des centaines de millions de dollars en armes, aussi bien des fusils que des systèmes lance-missiles, des blindés que des drones. En outre, il y a eu des entraînements militaires organisés entre autres par des officiers du service secret israélien Shin Beth, tristement célèbre pour ses exécutions secrètes et ses tortures de Palestiniens dans les Territoires occupés.

Qui contrôle le pétrole de l'Asie centrale ?

En 2020, environ 60 % de l'approvisionnement en gaz de l'Europe occidentale viendra de Russie. La Russie joue également un rôle important pour l'approvisionnement en pétrole. Le contrôle de la Géorgie est stratégique pour les États-Unis et pour les autres gouvernements proaméricains, en tant qu'alternative à l'approvisionnement en énergie par la Russie. Surtout à partir du Turkménistan et de l'Azerbaïdjan, en Asie centrale.

Un pipeline part de Bakou (la capitale de l'Azerbaïdjan, où il y a d'énormes réserves de pétrole), sur la mer Caspienne, traverse l'Azerbaïdjan et la Géorgie, et va jusqu'à Ceyhan, en Turquie. Il transporte 1 % de la consommation mondiale de pétrole et il est le seul qui, à partir de l'Asie centrale, ne traverse pas le territoire russe. C'est l'une des raisons pour lesquelles les États-Unis déplacent leurs bases militaires de l'Europe occidentale vers l'Europe de l'Est et l'Asie centrale, et plus particulièrement, en Géorgie et en Azerbaïdjan.

Le 18 août 2008

source : «ptb»

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