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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

Lettre à Monsieur Guillaume PEPY
Président de la SNCF

Monsieur le Président,

Les incidents à répétition intervenus ces derniers mois sur le Réseau Ferré National mettant en cause l'état des infrastructures, des installations et des matériels roulants, posent avec force les responsabilités qui incombent à la gestion interne de la SNCF, à la situation de RFF, endetté à hauteur de 27 milliards d'euros, et à celle de l'Etat, qui se désengage de plus en plus de ses obligations en matière de financement du service public ferroviaire.
La rupture de caténaire ayant eu lieu vendredi 05 septembre après midi à l'entrée de la gare de Paris Montparnasse, vient s'ajouter à d'autres incidents qui doivent conduire SNCF, RFF et Gouvernement à s'interroger sur la pertinence de leur propre stratégie et les conséquences négatives qui en résultent. Contrairement à ce que certains dirigeants de la SNCF tentent d'expliquer, façon de dégager en touche, ce n'est pas la loi des séries qui serait soudainement responsable de la recrudescence des dysfonctionnements et autres incidents que nous déplorons aujourd'hui.
A contrario, nous sommes de plus en plus fondés à considérer qu'il y a bien un lien de causalité entre les situations susvisées et la nature des politiques poursuivies depuis des années dans l'entreprise SNCF. Celles-ci sont rythmées par des restructurations poussées à marche forcée et n'ayant comme seul objectif de réduire les coûts en supprimant massivement les emplois (moins 19000 depuis 2002), en réduisant les moyens matériels et financiers et en supprimant ou différant des investissements, au nom des économies à réaliser, quelqu'en soit le prix pour les usagers, les cheminots et la collectivité.
Qui peut penser que les différentes réorganisations engagées ces dernières années, affectant l'ensemble des secteurs d'activités avec comme fil rouge la recherche de la rentabilité financière au prix d'une réduction drastique des moyens, n'auraient aucune incidence sur l'efficience du fonctionnement de l'entreprise publique de Service Public ?
Si on s'en tient à ce qui focalise l'attention en cette période autour des incidents à répétition touchant les caténaires, n'a-t-on pas réduit de 20% les cycles de maintenance, supprimé 8% des effectifs entre 2002 et 2007 des agents chargés de celle-ci, réorganisé et réduit les moyens de l'astreinte en éloignant les équipes des lieux d'intervention ?
De ce point de vue les incidents intervenus en août en région PACA, similaires à ceux de vendredi soir en région parisienne, ont été révélateurs.
Ces insuffisances trouvent aussi leur origine dans la convention de gestion pluriannuelle 2007-2010, signée entre la SNCF et RFF où il est, entre autres, spécifié : « il apparaît aussi dans le domaine des caténaires, que les révisions périodiques ne peuvent être réalisées conformément aux référentiels » (lignes UIC de 1 à 6).
Il nous paraît utile d'attirer votre attention sur le fait que les cheminots affectés au service des caténaires sur Paris Montparnasse, ont alerté leur hiérarchie ces derniers mois sur une usure prématurée relevée sur certaines caténaires en suggérant que l'on anticipe leur renouvellement.
Dans le même ordre d'idée, et sur le même sujet, notre Secrétaire Général du Secteur Fédéral CGT des cheminots de la région Paris Rive Gauche, a interpellé la direction régionale de la SNCF en juillet dernier lors de la réunion du Comité d'Entreprise.
Pour la partie « matériel roulant », il y a lieu là aussi d'avoir une réflexion de fond sur les conditions dans lesquelles sont menées les opérations de maintenance qui pour certaines sont reportées faute de pièces disponibles.
Vous engagez, Monsieur Le Président, à partir de Mercredi 10 Septembre 2008 « une opération nationale exceptionnelle de diagnostic et traitement du système caténaire et pantographe ». Cette opération va mobiliser toutes les équipes de caténairistes et du matériel.
C'est bien et c'est même un passage obligé.
Nous croyons à l'expertise, au professionnalisme, aux compétences, que détiennent les cheminots pour effectuer un travail de qualité même si nombre de questions relatives à ces dimensions sont évoquées en permanence dans les Instances Représentatives du Personnel (IRP), sans grande écoute malheureusement de la part de la hiérarchie.
Cela dit, ce déploiement exceptionnel de moyens ne suffira pas à régler, sur le fond, les causes réelles des dysfonctionnements qui ont tendance à se répéter entraînant des conséquences fâcheuses pour les voyageurs et chargeurs fret.
Indépendamment des annonces qui pourront être faites, nous exigeons que la Direction SNCF, celle de RFF et l'ETAT modifient en profondeur les politiques menées en matière ferroviaire.
C'est pourquoi nous vous demandons :
1) D'arrêter la « saignée » des effectifs de cheminots en remettant, entre autres, en cause les suppressions d'emplois prévues.
2) De stopper toutes les restructurations contestées par le personnel qui s'empilent sans discernement et qui n'ont comme seule ambition la réduction des coûts de production (voir la réorganisation catastrophique de FRET SNCF...)
3) De procéder à une évaluation sérieuse, à un bilan précis des conséquences des différentes restructurations imprimées ces dernières années, ayant affecté la production ferroviaire et d'en tirer tous les enseignements utiles.
Cette démarche doit être réalisée du point de vue de l'efficacité organisationnelle du système ferroviaire, de la qualité de service, des conditions de travail des cheminots et de l'impact sur le niveau de la sécurité ferroviaire.
Pour conclure, nous proposons que soit organisée une table ronde nationale où les propositions des organisations syndicales portant sur le développement et l'amélioration du Service Public SNCF puissent être débattues et prises en compte.
Dans l'attente de vous lire............
Montreuil, le 08 Septembre 2008 
Didier LE RESTE
Secrétaire Général de la CGT Cheminots

source:"fédération CGT des cheminots"

 

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Tourtaux Jacques 11/09/2008 10:47

Cette grave atteinte à la sécurité des usagers et des cheminots n'est pas nouvelle. Si le démentèlement de ce service public continue, nous allons droit dans le mur. Ce n'est pas en saignant constamment les effectifs et en suppriment des dizaînes de gares que l'on va retrouver la sécurité à laquelle usagers et cheminots sont en droit de prétendre. Autrefois, les termes et formules utilisées par la SNCF, on parle aussi maintenant d'un certain RFF dont, si je me souviens bien, l'origine de cette énorme "bévue" volontaire, émanerait de l'ex-ministre Jean-Claude Gayssot. J'ajoute que cet ex-ministre communiste qui ne l'est plus, l'at-il jamais été, est un des agitateurs qui, aux côtés des dirigeants du PCF, en permanence et en coulisse s'évertuent à le couler. Pas de quoi pavoiser J.C. Gayssot ! Pour mieux démenteler et spolier les travailleurs du rail européen, les dirigeants de l'Europe du capital veulent casser les transports ferroviaires et, ce que nous voyons pour le frêt actuellement est édifiant. La sécurité ferroviaire n'est plus assurée. Elle fait partie des risques calculés par les directions, cela n'est pas nouveau, je le répète. Ce qui vient de se passer récemment à Montauban où, grâce à l'intervention rapide d'un aiguilleur, une catastrophe a pu être évitée est à prendre très au sérieux.Concernant notre pays, les élus CGT alertent depuis des décennies les patrons de la SNCF sur des sujets aussi brûlants. Nos patrons écoutent gentiment. Lorsqu'arrive un grave incident ferroviaire, puis un autre et encore un autre, la loi des séries est évoquée par la direction mais, lorsque délibérément, Etat et direction SNCF organisent sciemment et de concert la casse de cette entreprise publique, ne font-t'ils pas courrir un risque grave et imminent aux usagers et aux travailleurs du rail ?Lorsque j'entend un type comme l'UMP Bussereau qui est l'un des fossoyeurs "nationaux" de la SNCF évoquer avec un culot monstre les ratés de nos caténaires, je me dis, en quoi ce gars-là va-t-il faire progresser les choses?Comment un Bussereau ou un Pépy peuvent-ils guérir la SNCF du mal profond dont elle souffre : son démentèlement ?La sécurité de chacun passe avant tout par l'arrêt de ce démentèlement et par l'embauche de cheminots qualifiés car si nous n'y prenons garde, la SNCF et les cheminots vont perdre toute crédibilité aux yeux des usagers que gouvernement et médias à leurs bottes se chargent d'attiser contre les cheminots.  Jacques Tourtaux, ancien élu cheminot CGT à la sécurité.