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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

A Aix en Provence, de manière récurrente, la question du nom des rues de la cité est révélatrice de l'idéologie de classe, réactionnaire et bourgeoise, de madame Maryse Joissains, maire sarkozyste de la ville.

Récemment, elle a envisagé sérieusement de donner à une rue d'Aix le nom de Bastien Thiry qui, au nom de l'OAS, a organisé l'attentat du Petit Clamart qui fut très près de réussir l'assassinat de Charles de Gaulle le 22 août 1962.

Persévérant dans cette démarche idéologique méthodique, voilà qu'elle a trouvé un nouveau héros bien dans l'esprit du pouvoir actuel, dont il est urgent, pense t-elle, de redorer le blason : Adolphe Thiers. Le « boucher de la Commune de Paris ».

« Une comparaison en vogue fait de Nicolas Sarkozy la projection de Napoléon III, cet autocrate populiste dans le sillage duquel prospéra une bourgeoisie financière avide et qui, par orgueil et bêtise, précipita en 1870 le pays dans le désastre militaire de Sedan. Passons sur le décalage historique : l'appétit d'enrichissement d'une nouvelle classe possédante, avec Guizot en gourou des marchés, est plus à mettre au compte de la Monarchie de Juillet que du Second Empire. En fait, le livre que Georges Valance vient de consacrer à Adolphe Thiers suggère moins d'analogies avec "Badinguet", le surnom de l'empereur, qu'avec "Foutriquet", le sobriquet attribué par les Communards à l'objet de cette captivante biographie. » (Jean-Michel Helvig - Rue 89)

Cette comparaison pertinente permet de mieux saisir certaines affinités qui ont amené la municipalité d'Aix en provence de décider pour le 20 septembre 2008, une commémoration de celui que Marx traitait de "nabot monstrueux" et dont il qualifiait la conduite de sanguinaire. Autour du personnage Thiers (1797-1877), tel sera le thème de cette opération municipale hagiographique que le Comité Valmy dénonce fermement.

Adolphe Thiers fut un tyran aux ordres de la bourgeoisie financière de son époque et le premier président de la 3ème République. Au cours de la « semaine sanglante », du 22 mai au 29 mai 1871, il dirigea la répression par les forces versaillaises de la Commune qui fut «la première insurrection prolétarienne autonome». Cette répression barbare fit selon les sources entre 40000 et 60000 morts. Thiers décida, entre autres, l'assassinat du colonel Louis Rossel qui avait rejoint le camp du peuple, et qu'il fit exécuter. Le général de Gaulle rendit hommage à Louis Rossel à propos duquel le Comité Valmy suggère que son nom pourrait remplacer, de façon plus populairement consensuelle celui de Thiers, pour cette rue d'Aix en Provence, si elle était judicieusement débaptisée par les citoyens.

La Commune fut une expression du patriotisme du peuple de Paris et de France, en même temps que d'internationalisme. « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d'une société nouvelle. Ses martyrs seront enclos dans le grand cœur de la classe ouvrière. »

source : "comité valmy"

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